Après "l'Everest des mers", le skipper Maxime Sorel va tenter l'ascension de l'Everest

Après le dernier Vendée Globe, bouclé à la dixième place, le natif de Saint-Malo alterne la voile et l'alpinisme pour tenter une ascension du mont Everest.

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Radio France
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Maxime Sorel, 10e du Vendée Globe sur "V&B - Mayenne", à son arrivée aux Sables-d'Olonne, le 30 janvier 2021. (LOIC VENANCE / AFP)

Maxime Sorel avait fini il y a un peu plus d’un an 10e du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire et sans escale. "L’Everest des mers"… Maxime Sorel veut s’attaquer maintenant à l’Everest, le vrai, et ses 8 849 mètres. Il va tenter l’ascension du toit du monde dans un an avant d’enchaîner sur un nouveau tour du monde à la voile en 2024. 

Maxime Sorel est un pur produit de la mer. Né à Saint-Malo, il tire ses premiers bords au large de Cancale avant le baptême du feu, en 2014 (il a 28 ans à l’époque) : une traversée de l’Atlantique en course pour la Route du Rhum. La montagne, c’était quelques jours de vacances en famille… mais déjà avec une grande fascination pour les cimes. "Je me rendais bien compte que ces grosses montagnes, là, m'attiraient. Je ressens beaucoup les énergies et là, j'étais apaisé, bien, j'avais envie d'en faire plus, de monter plus haut. C'est de là que ça vient."

C’est décidé : entre deux courses, Maxime Sorel explore de plus en plus l’univers de la montagne : ascension du Mont-Blanc, puis celle en début d’année du Kilimandjaro, le point culminant de l’Afrique.

A peine redescendu, il se met maintenant en tête de gravir le plus haut sommet de l’Himalaya dans un projet baptisé "Mon double Everest". "J'ai envie de retrouver les sensations que j'ai connues lors de ma première traversée Atlantique en solitaire. J'ai senti des choses que plus jamais je n'ai pu ressentir. Et quand je fais de la montagne, vu que je ne maîtrise vraiment pas le support – je m'entoure de gens pour m'aider – je ressens des choses comme ça, je ressens davantage le danger. J'ai un vrai goût pour l'alpinisme."

"Les marins et les montagnards, on a des sujets similaires"

Comme sur le Kilimandjaro, le Malouin embarque avec lui l’association Vaincre la mucoviscidose, dont il est le parrain depuis longtemps. C’est aussi l’occasion de faire passer un message. "Quand on est gamin, on veut être à la fois pilote de Formule 1 et médecin... Et puis quand on grandit, on se met des barrières. On n'ose pas les franchir. Et c'est ça que j'ai envie de dire : il faut aller au bout de ses rêves."

L’ascension est programmée entre avril et mai 2023 et s’il y parvient en 60 jours, Maxime Sorel serait le premier marin alpiniste à boucler un tour du monde à la voile et l’ascension de l’Everest. "Moi, j'e vois plus de danger dans la montagne que dans mes navigations.  Il faut rester humble face à ça. Il y a toujours des histoires de mer, où il s'est passé des choses, des histoires de montagne...  Et quand on se rencontre, les marins et les montagnards, on a des sujets similaires. Eux n'arrêtent pas de dire qu'ils ne sont pas capables d'aller naviguer comme on le fait, nous qu'on ne pourrait pas passer autant de temps dans la montagne. Et puis au final, quand on se rencontre, on est à peu près pareil."

Le navigateur n’en oublie pas la mer : son nouveau monocoque est toujours en chantier. Il sera mis à l’eau fin juin avec un programme de course chargé. Dans les trois prochaines années, Maxime Sorel ne va pas chômer.

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