En pleine mer : après une semaine de Transat Jacques-Vabre, Thomas Coville répond aux questions des enfants

Tous les samedis pendant la transat en double entre Le Havre et Fort-de-France, Thomas Coville, associé à Thomas Rouxel sur "Sodebo Ultim 3", répond aux questions des enfants sur franceinfo.

Article rédigé par
Cécile Ribault-Caillol - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Thomas Coville à la barre de "Sodebo Ultim 3" le 11 novembre 2021 (TEAM SODEBO)

Dimanche dernier, le 7 novembre à 13h27, a eu lieu le grand départ depuis le port du Havre de la 15e Transat Jacques-Vabre à destination de Fort-de-France (Martinique). Thomas Coville a déjà participé cinq fois à la Transat Jacques-Vabre et l'a remportée deux fois, en 1999 et en 2017. Pour cette nouvelle édition il est à la barre du trimaran géant Sodebo Ultim 3 avec son coéquipier Thomas Rouxel.

Les deux Thomas avaient réalisé un très beau début de course et avaient déjà connu des journées très intenses à bord avec beaucoup de manœuvres, quand malheureusement dans la nuit de mercredi à jeudi leur bateau a heurté un "ofni", objet flottant non identifié. Les navigateurs ont subi un gros choc et ont dû stopper la course. Le bateau s’est alors dirigé vers Funchal à Madère, point de rendez-vous avec l’équipe technique, arrivée sur place à 0h30 dans la nuit de jeudi à vendredi. En quelques heures, les cinq membres du Team Sodebo sont parvenus à effectuer une réparation express qui a permis à Thomas Coville et Thomas Rouxel de reprendre la course au petit matin ce vendredi.

>> Lire le journal de bord de Thomas Coville et Thomas Rouxel

Félix, 11 ans, demande à Thomas Coville : "Est-ce que vous avez une idée de ce que pourrait être 'l'ofni' que vous avez percuté ? Et est-ce que ça pourrait être un animal marin ? Est-ce que vous en croisé souvent ?"  Voici la réponse de Thomas : "Effectivement, on a percuté un 'objet flottant non identifié'. Le choc a été très violent, très, très fort. Ça a abîmé donc notre foil, c’est la petite aile qui nous permet de soulever le bateau et de le faire voler, dans le flotteur tribord.

"Ce qu'on a percuté, on ne pense pas que ce soit un mammifère marin. À la sortie de Gibraltar, on pense que c'est plus quelque chose qui a été largué par un cargo, pas forcément un container… Quand on laisse tout traîner, nous après on est en danger."

Thomas Coville

à franceinfo

Oui, ça nous arrive de rencontrer des animaux marins, pendant la descente du golfe de Gascogne. On a vu énormément de dauphins et au niveau du cap Finisterre également, on a vu deux baleines. Et comme on n'avait pas beaucoup de vent, on n'avait pas trop peur. Parce que sinon, pour nous, c'est un peu une angoisse de les percuter, de leur faire mal, mais aussi de tout casser. Donc, en redescendant, oui, on a vu beaucoup de vie, à chaque fois, c'est comme une rencontre. C'est incroyablement impressionnant. C'est incroyablement émouvant de rencontrer ces animaux sur notre trajet."

"Y croire jusqu'au bout"

Hippolyte, 6 ans et demi : "D’habitude vous allez très, très vite, mais vu que vous avez un foil en moins, est-ce que ça vous ralentit beaucoup ? Ou est-ce que vous avez assez de vitesse pour gagner la course ? Je te souhaite bonne chance Thomas Coville pour la course et je te souhaite bonne chance pour la suite !" Thomas Coville lui explique que le bateau a repris la mer et que le bord bâbord fonctionne très bien, et ils vont vite sur ce côté-là !

Même si tous les concurrents sont déjà loin, les deux marins veulent continuer la course, pour l’équipe et parce que les deux Thomas adorent naviguer ensemble sur l’eau…Et la course au large n’est jamais finie, elle est pleine d’aventures et de rebondissements : "Il faut y croire jusqu'au bout et finalement ne jamais baisser les bras… Je devais avoir 10 ans quand j'ai eu ce coup de foudre pour le vent et la mer, mais je crois que c'est surtout pour le vent.

"Dès que je suis sur un bateau et que j'arrive à aller vite avec le vent, je me sens heureux et je me sens bien."

Thomas Coville

à franceinfo

Et j'avais envie de retrouver ça et de continuer. Si on gagne, ce sera difficile maintenant, c’est tant mieux. Et si on ne gagne pas avec Thomas, on aura été jusqu'au bout !"

Aller jusqu’au bout de cette course sans autres difficultés, c'est tout ce qu'on peut leur souhaiter. Alors bon vent, belle course à tous les deux, et à la semaine prochaine pour une nouvelle émission avec les juniors et Thomas Coville.

 

Sur cette page, réécoutez l'intégralité de cette émission "En pleine mer" avec Thomas Coville et les questions des jeunes.

Réécoutez l'intégralité de l'émission "En pleine mer" du 13 novembre avec Thomas Coville et les questions des jeunes.
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