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Thomas Coville : "Ce passage de la ligne à Ouessant, c'était magique !"

Le skipper Thomas Coville a pulvérisé le record du monde à la voile dimanche en 49 jours, 3 heures et 7 minutes. Interrogé sur franceinfo, il revient sur ce record mais aussi sur ses échecs précédents. 

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Radio France
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Thomas Coville, sur son maxi-trimaran Sodebo, à Brest le 6 novembre 2016. (VINCENT MOUCHEL / MAXPPP)

Thomas Coville a battu le record du tour du monde à la voile dimanche 25 décembre en 49 jours, soit 8 jours de moins que le précédent record, détenu par Francis Joyon.

franceinfo : Quelle impression cela fait-il de battre un tel record ?

Thomas Coville : C'est un drôle de mélange, d'un seul coup tout s'arrête. Vous êtes extrêmement connecté pendant 49 jours avec votre bateau, avec la nature et d'un seul coup, le rêve de dix ans de travail arrive. C’est un mélange d'une émotion extrêmement puissante et dense, qui vous monte du fond des tripes. C'est un moment très fort dans ma vie d'athlète.

Êtes-vous satisfait de votre performance ?

J'ai tenté, j'ai échoué, je suis tombé, je me suis relevé, je me suis reconstruit. C'est toute cette histoire humaine pour arriver à concrétiser tous ces efforts qui est valorisante et que je retiendrai. 49 jours, effectivement c'est un très bon temps mais c'est plus le chemin pour y arriver qui m'émeut et qui est intéressant dans ce grand voyage.

Après votre accident en 2014, quand vous avez été heurté par un cargo sur la Route du Rhum, vos proches avaient été beaucoup marqués... Cette victoire, c'est une joie pour tous aujourd'hui ?

Oui, pour tous les gens qui m'aident et qui m'aiment ! Toute cette reconstruction fait du bien à tout le monde aujourd'hui, elle dit qu'il ne faut jamais lâcher, qu'il faut aller au bout de ses rêves. Au bout du compte, c'est ça que je retiens aujourd'hui, avec ce passage de la ligne à Ouessant (île du Finistère), c'était magique ! Mais quel chemin parcouru ! C'est un chemin collectif en plus, c'est vrai que j'étais tout seul à bord, mais derrière moi ça pousse et ça compte beaucoup.

Pourquoi avez-vous décidé d'arriver à quai seulement demain ?

On veut partager avec le public brestois le moment où on ramène notre bateau et le moment où on peut avoir une certaine communion avec le public. L'émotion la plus forte que vous pouvez partager avec votre public, c'est le départ et l'arrivée. Je pense qu'on sera à quai demain matin vers 9 heures à Brest.

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