Vidéo Route du Rhum : "J'ai évidemment cette prétention de pouvoir jouer la gagne", avoue le skipper Thomas Coville

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Article rédigé par
Xavier Allain - franceinfo
Radio France

Thomas Coville, double vainqueur de la Transat Jacques Vabre et ancien détenteur du record du Tour du monde en solitaire en multicoques, était l'invité jeudi 22 septembre du festival "Demain Le Sport", organisé par franceinfo, avec France Télévisions et L'Equipe, à la Maison de la Radio et de la Musique.

"J'ai évidemment cette prétention de pouvoir jouer la gagne", avoue le skipper Thomas Coville, qui prend le départ le 6 novembre de la Route du Rhum. Il a participé jeudi 22 septembre au festival Demain le Sport organisé par franceinfo, avec France Télévisions et L'Equipe, à la Maison de la Radio et de la Musique. Je veux "faire une une jolie route, être en osmose avec mon bateau. Et si je fais ça, ça va bien marcher", espère Thomas Coville.

franceinfo : Concernant la Route du Rhum qui prend le départ le 6 novembre, votre première participation en 1998, quels souvenirs en gardez-vous ?

Thomas Coville : En 1998 pour remettre le contexte, je remplace Yves Parlier qui a eu un accident de parapente. Je suis un remplaçant et je n'ai rien à perdre et je gagne parce que je n'ai rien à perdre. Et cette fougue, cette jeunesse, cette confiance qu'Yves Parlier me transmet me donne des ailes et me permet de traverser et de gagner. J'avoue qu'aujourd'hui, j'arrive finalement avec beaucoup plus de maturité, certes, mais à me remettre dans cette situation, à me remettre dans cette envie de ne rien avoir à perdre et de me rechallenger, juste écouter mon corps, écouter ce bateau avec qui, finalement, j'ai une relation particulière parce qu'il est né de mes tripes.

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter alors pour la Route du Rhum ?

De faire une une jolie route, d'être content, d'être en osmose avec mon bateau, d'exploiter les éléments et ce bateau au mieux. Et si je fais ça, ça va bien marcher.

Le record de sept jours et 14 heures est-il battable ?

Ce sera battu. J'ai évidemment cette prétention de pouvoir jouer la gagne, mais de dire je vais gagner, ce n'est pas l'attitude d'un athlète humble ou d'un athlète qui est capable d'être honnête et serein. Donc j'ai cette ambition, on en a la possibilité. Maintenant, si j'ai fait une belle route, ça sera effectivement un joli résultat.

Vous aimeriez participer aux JO de Paris en 2024 ?

C'est un regret de toujours mais je n'ai pas les compétences et je n'ai plus le corps pour le faire. Mais l'olympisme, en voile c'est fantastique, c'est le Graal de n'importe quel athlète. Ça, c'est sûr. Ce que j'ai, j'ai retenu aussi de la conférence aujourd'hui avec Tony Estanguet, c'est qu'on construit un truc qui dépassera aussi Marseille, Paris, les Jeux de 2024. Il n'y aura pas eu que des médailles à la fin. Quand on se retournera, on verra que ça va changer sans doute un pays, son rapport au corps, son rapport à l'autre, son rapport à la santé, son rapport peut-être même au continent. C'est en tous les cas l'enjeu du siècle et l'enjeu de Paris 2024 pour moi.

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