Pollution des océans : Vincent Riou prendra le départ de la Route du Rhum en arborant le panda de l'ONG WWF pour "une prise de conscience collective"

L’océan est un formidable terrain de jeu pour les skippers, mais un milieu fragile et de plus en plus menacé. Certains marins ont décidé de témoigner, et d'agir, pour provoquer une prise de conscience.

Le voilier monocoque de Vincent Riou avec lequel il prendra le départ de la Route du Rhum, le dimanche 4 novembre 2018.
Le voilier monocoque de Vincent Riou avec lequel il prendra le départ de la Route du Rhum, le dimanche 4 novembre 2018. (DAVID ADEMAS / MAXPPP)

Pour la première fois, l’ONG WWF et son célèbre logo au panda vont s’afficher sur un bateau qui va prendre le départ de la Route du Rhum, dimanche 4 novembre. C’est Vincent Riou qui a accepté de devenir l’ambassadeur pour la préservation des océans. Ce partenariat est naturel, car les marins sont les premiers témoins de la dégradation des océans.

À force de naviguer, Vincent Riou en est le témoin attristé. L'un des favoris pour la victoire en monocoque "attrape régulièrement des bouts de plastique sous [son] bateau, dans les appendices, dans les foils, dans les safrans". Le skipper, comme les autres marins, "est touché par tous ces événements, par toute cette pollution".

Vous allez au fin fond de l'Antarctique, vous trouvez des déchets.Isabelle Autissier
présidente de WWF France
à franceinfo

Des plastiques, des détritus en tous genres que l’on retrouve partout sur la planète. Isabelle Autissier navigue la moitié de l’année. "Il y a un an et demi, [elle était] au nord du Spitzberg, c'est ravagé de déchets. Les plages sont couvertes de plastique, c'est vraiment immonde, constate la présidente du WWF France. Malheureusement, on a mis nos déchets un peu partout et on a vidé toute les mers de leurs poissons."

Les acteurs de la course au large ne peuvent plus se contenter de dénoncer. Les marins doivent maintenant agir, plaide Vincent Riou : "Aujourd'hui, il faut que des communautés privilégiées comme les nôtres se remuent pour essayer de faire en sorte qu'il y ait une prise de conscience collective, mais de la société, pas simplement des marins." Un premier pas est franchi : la Route du Rhum devient le premier mécène d'une initiative citoyenne pour que l’océan soit reconnu bien commun de l’humanité.

Reportage de Jérôme Val
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