"C'est une belle reconnaissance" : Julian Alaphilippe, désigné Champion des champions français

Le cycliste français a été sacré Champion des champions "catégorie France", aux côtés de la judokate Clarisse Agbegnenou. Après une saison exceptionnelle, Julian Alaphilippe revient sur cette belle année 2019.

Julian Alaphilippe lors du Tour de France, le 25 juillet 2019 à Valloire (Savoie).
Julian Alaphilippe lors du Tour de France, le 25 juillet 2019 à Valloire (Savoie). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

"C'est une belle reconnaissance (…) Ça fait bizarre d'être cité aux côtés de légendes", déclare samedi 28 décembre sur franceinfo Julian Alaphilippe, qui est désigné "Champion des champions" français, par le quotidien L'Équipe en partenariat avec franceinfo, aux côtés de la judokate Clarisse Agbegnenou qui remporte le trophée pour la deuxième année consécutive.

franceinfo : Vous avez porté le maillot jaune du Tour de France pendant 14 jours cet été et remporté des victoires dans des classiques. Ce trophée vient récompenser une formidable année !

Julian Alaphilippe : Oui, c'est vrai que c'était une saison exceptionnelle pour moi, une année marquée de grands moments avec plein de belles victoires, mais surtout des moments que je ne suis pas prêt d'oublier, donc je suis super content et ça me fait vraiment plaisir. En termes de victoires j'ai quand même été plutôt gâté, Milan-San Remo restera la plus belle.

Ce que j'ai vécu sur le Tour de France a dépassé ce que j'avais imaginé, c'est un mixe de plein de bonnes choses.Julian Alaphilippeà franceinfo

Alors, si je devais ne retenir qu'une chose, ce sera très certainement le Tour de France.

Il y a presque six mois, le 7 juillet, c'est la troisième étape du Tour. Vous prenez le maillot jaune à Epernay et vous allez le garder deux semaines.

Ça reste encore un moment spécial pour moi quand j'écoute les commentaires et quand je me revois au moment où j'ai attaqué, c'est un peu le genre de situation où, comme on dit, toutes les planètes sont alignées et qu'on va chercher un peu son destin. C'était vraiment une étape qui me convenait parfaitement, j'étais en grande condition et je voulais vraiment gagner. Après, j'ai été chercher le maillot en même temps, je l'ai perdu, j'ai été le rechercher après pour le garder 14 jours. Ça a été vraiment quelque chose d'incroyable à vivre. Et c'est un grand grand souvenir dans ma carrière, mais dans ma vie aussi.

Dans le palmarès des 'Champions des champions', vous succédez notamment à Bernard Hinault, Raymond Poulidor ou Jacques Anquetil, ce sont des légendes..

Oui, ce sont des légendes, ça fait même presque bizarre d'être cité à leurs côtés. C'est une belle reconnaissance et je suis vraiment content d'avoir fait tout ce que j'ai fait cette année, d'avoir marqué aussi un peu l'Histoire de mon sport. C'est vraiment sympa.

Et ce n'est sûrement pas terminé, quels objectifs vous fixez-vous pour la saison à venir ? Remporter un autre des cinq monuments du cyclisme, après la Mila-San Remo ? Faire un résultat sur le Tour de France ?

Je me fixe plusieurs objectifs. Les monuments, c'est vrai que ça reste toujours un petit peu le Graal. J'ai déjà terminé deuxième du Tour de Lombardie, deuxième de Liège-Bastogne-Liège, qui sont aussi des monuments, donc des courses que j'aimerais décrocher à mon palmarès dans un futur proche (…) Paris-Roubaix n'est pas prévu dans mon programme l'année prochaine. Par contre, je vais faire le Tour des Flandres, je vais voir ce que ça donne. Et puis, il y a Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie en fin de saison.

Il y aura encore le Tour de France avec les Jeux olympiques juste derrière, encore une grosse année qui arrive et j'espère que je serai là sur mes objectifs.Julian Alaphilippeà franceinfo

Pour le Tour de France, en termes d'objectifs c'est un peu difficile de vraiment cibler, je ne vais pas forcément viser le classement général parce que je vais avoir beaucoup d'objectifs avant le Tour de France. Et puis, il y a les J.O. qui me correspondent aussi plutôt bien qui vont arriver juste après. C'est un peu difficile d'être là partout. Il va vraiment bien falloir gérer le pic de forme.