Tennis : un réseau de trucage de matchs démantelé en Espagne

Selon la Garde civile, l'organisation démantelée soudoyait des joueurs de tennis évoluant sur les circuits ITF Futures et Challenger, soit les niveaux inférieurs au circuit ATP.

Une ramasseuse de balles lors d\'un match de tennis à Wimbledon, au Royaume-Uni, le 13 juillet 2018.
Une ramasseuse de balles lors d'un match de tennis à Wimbledon, au Royaume-Uni, le 13 juillet 2018. (OLI SCARFF / AFP)

Un réseau de trucage de matchs de tennis a été démantelé en Espagne, a annoncé la Garde civile, jeudi 10 janvier. Lors de cette opération, 15 personnes ont été arrêtées et des enquêtes ont été ouvertes contre 68 autres, dont 28 joueurs. L'un de ces joueurs a participé au dernier US Open, a-t-elle précisé dans un communiqué sans donner plus de détails. Selon la Garde civile, l'organisation démantelée soudoyait des joueurs de tennis évoluant sur les circuits ITF Futures et Challenger, soit les niveaux inférieurs au circuit ATP.

Les quinze suspects arrêtés, dont plusieurs Arméniens, ont été incarcérés fin octobre après une plainte de la Tennis Integrity Unit, un organisme de lutte contre la corruption dans le monde du tennis. Le communiqué de la Garde civile ne précise pas l'identité des personnes arrêtées. Mais selon la presse espagnole, le joueur espagnol Marc Fornell, qui avait atteint en 2007 la 236e place du classement ATP, faisait partie des dirigeants de l'organisation.

"Des millions de gains", selon la Garde civile

Les dirigeants de l'organisation ont, selon la Garde civile, "usurpé des milliers d'identités de citoyens grâce auxquelles ils faisaient les paris", en utilisant des comptes de parieurs et des porte-monnaie électroniques où ils accumulaient les bénéfices. L'argent était ensuite transféré sur d'autres comptes qu'ils contrôlaient sous une fausse identité. Les membres de l'organisation se rendaient sur les lieux des matchs pour s'assurer que les joueurs achetés respectaient le pacte.

"Les agents ont constaté que l'organisation opérait au moins depuis février 2017, estimant qu'ils pourraient avoir généré des millions en gains", ajoute la Garde civile. Les 83 suspects sont accusés, selon les cas, d'association de malfaiteurs, corruption, escroquerie, blanchiment, port d'arme illégal et usurpation d'identité.