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Roland-Garros : la FFT va tenter de faire annuler la suspension des travaux

La justice a de nouveau interrompu les travaux d'extension de Roland-Garros. Mais la Fédération française de tennis n'a pas l'intention d'abdiquer.

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France Télévisions
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Une vue aérienne des courts de Roland-Garros et du jardin des Serres d'Auteuil, le 14 juillet 2016, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

Un nouveau court de tennis va-t-il voir le jour aux Serres d'Auteuil ? Le tribunal de grande instance a décidé de faire suspendre les travaux d'extension de Roland-Garros sur ce site classé. Mais la Fédération française de tennis (FFT) n'a pas l'intention d'abandonner le projet. Elle va engager un référé-rétractation auprès du tribunal de grande instance, indique son directeur général, Jérémy Botton : "Nous espérons être entendus très vite, en début de semaine prochaine."

Le tribunal administratif avait suspendu le permis de construire accordé par la mairie de Paris, le 24 mars dernier. Mais le Conseil d'Etat avait cassé ce jugement en référé, lundi, autorisant de fait la reprise des travaux. La FFT avait repris le chantier dans la foulée, avant d'être à nouveau bloquée, jeudi, par la décision du tribunal de grande instance, prise deux jours après une réunion avec les opposants.

Un nouveau court de 5 000 places

Les promoteurs du projet veulent détruire des serres techniques sans valeur architecturale pour construire un court paysager semi-enterré de 5 000 places aux abords immédiats des serres historiques. L'Icomos, conseil de l'Unesco qui œuvre à la conservation des monuments et des sites historiques dans le monde, a appelé la mairie de Paris et la FFT à abandonner le projet.

La Fédération française de tennis a réagi à ce nouveau blocage du TGI en émettant "les plus vives réserves sur la validité d'une décision prise dans des conditions douteuses de manière non contradictoire". A l'inverse, les associations de protection du patrimoine dénoncent la politique du "fait accompli" de la FFT et de la mairie de Paris qui "le lendemain même de la décision du Conseil d'Etat sur le référé, détruisent des serres, abattent des arbres rares, sans même attendre les décisions au fond des juges civils et administratifs".

Le TGI doit juger sur le fond, avant la fin de l'année, à la demande des héritiers de Jean-Camille Formigé, architecte-paysagiste emblématique de Paris, créateur du Jardin des serres d'Auteuil.

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