Open d'Australie : les joueurs non vaccinés seront interdits, Novak Djokovic pourrait faire l'impasse

L'Etat de Victoria, qui accueille l'Open d'Australie en janvier à Melbourne, a annoncé qu'il n'y aura pas d'exemption pour les joueurs non vaccinés. Novak Djokovic, qui a pris position contre le vaccin, pourrait en être absent.

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France Télévisions
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Novak Djokovic, vainqueur à Melbourne en 2021, pourrait rester à la maison face à l'obligation de vaccination. (WILLIAM WEST / AFP)

Le numéro 1 mondial, Novak Djokovic, foulera t-il la Rod Laver Arena en 2022 ? Rien n'est moins sûr depuis que l'Etat de Victoria a exclu, mercredi 27 octobre, d'accorder une dispense spéciale aux joueurs non vaccinés pour qu'ils puissent participer au premier tournoi du Grand Chelem de l'année, du 17 au 30 janvier.

" Nous excluons les personnes non vaccinées des pubs, des cafés, des restaurants et du MCG (le principal stade de cricket de Melbourne) et de toutes sortes d'autres événements", a rappelé le Premier ministre de l'Etat de Victoria, Daniel Andrews. " Nous ne demanderons pas d'exemption. Par conséquent, la question est fondamentalement résolue", a-t-il martelé.

Pas de joker pour le Djoker 

Le premier touché par cette décision pourrait être Novak Djokovic, et ce qu'il avait déclaré l'an dernier comme sa "love affair" avec la Rod Laver Arena. Le joueur entretien le flou quant à sa vaccination contre le covid-19 et a déjà pris publiquement position contre les vaccins. La menace pesait depuis quelques temps sur le circuit.

Le 19 octobre dernier, "le Djoker" a laissé entendre qu'il pourrait faire l'impasse sur le tournoi australien : "Je ne sais pas si je vais aller en Australie, je ne sais pas ce qui se passe. La situation actuellement n'est pas bonne", avait déclaré "Djoko" dans la presse serbe. Un coup de tonnerre sur les courts de Melbourne, où le Serbe a remporté les trois dernières éditions et compte neuf couronnes.

En cas de renoncement, le n°1 mondial laisserait ainsi filer une chance de dépasser ses rivaux Roger Federer et Rafael Nadal, actuellement à égalité avec lui au nombre de titres du Grand Chelem (20). Selon l'ATP et la WTA, contactés par l'AFP, environ 65% des joueurs et plus de 60% des joueuses sont vaccinés.

Feuilleton vaccinal

Ce rappel des autorités locales est un nouvel épisode du feuilleton qui agite le tennis mondial, à moins de deux mois de l'Open d'Australie. 

Un courriel de la WTA, organisatrice du circuit professionnel féminin, avait fuité en début de semaine. Le document laissait entendre que les joueuses qui n'avaient pas été vaccinées contre le coronavirus pourraient participer au tournoi, à condition de respecter une quarantaine de 14 jours.

L'Etat de Victoria inflexible

Le Premier ministre australien, Scott Morrison, avait déclaré dans la foulée que les joueurs non vaccinés seraient autorisés à entrer dans le pays s'ils recevaient une exemption, que l'État hôte devait demander en leur nom. Mais l'État de Victoria a exclu cette possibilité, annonçant mercredi qu'elle ne déposerait pas de demande de dérogation.

En Australie, c'est normalement le gouvernement fédéral qui contrôle les frontières du pays et délivre les visas d'entrée. Mais pendant la pandémie, les gouvernements des États ont pu décider de leurs propres conditions d'entrée (quarantaine, vaccination obligatoire). C'est donc l'état de Victoria qui a eu le dernier mot pour décider du sort de l'Open d'Australie.

L'an dernier, les joueurs et leurs entraîneurs avaient dû observer une quarantaine de deux semaines dans des hôtels de Melbourne, avant de pouvoir circuler librement. Le nombre de spectateurs avait lui aussi été adapté, avec une jauge fixée à 30 000 personnes par jour, soit 50% de la capacité du site. L'Etat de Victoria avait par ailleurs imposé des mesures d'ampleur et déclaré un confinement de cinq jours dans tout l'Etat. 

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