Tennis : le FBI au tournoi d'Indian Wells pour surveiller le harcèlement envers les joueurs sur les réseaux sociaux

L'agence fédérale américaine sera présente sur place pour éviter les abus et menaces envers les joueurs sur les réseaux sociaux.

Article rédigé par
Bertrand Bielle - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Service de Katie Boulter contre Reese Brantmeier à l'Open d'Indian Wells le 4 mars 2021. (CLIVE BRUNSKILL / GETTY IMAGES)

La lutte contre les abus à l’encontre des joueurs sur les réseaux sociaux est plus que jamais lancée. Le FBI (Federal Bureau of Investigation) est à Indian Wells, théâtre du Masters 1000 et du WTA 1000 (du 7 au 17 octobre), prêt à enquêter sur toute insulte ou menace proférée envers les joueurs via leurs comptes personnels.

Insultés, dénigrés et menacés, la plupart du temps après des défaites, les joueuses et joueurs de tennis professionnels sont la cible d'abus sur les réseaux sociaux. Un phénomène notamment causé par la liberté de paroles jusqu'à l'outrance, et la multiplication des sites de paris en ligne, qui incitent la population à miser de l'argent et donc à s'agacer en cas de pertes financières.

Des insultes à répétition

Plusieurs joueurs et joueuses s'en sont plaints ces derniers mois. Sloane Stephens, ciblée par plus de 2000 messages insultants après son élimination au 3e tour de l'US Open, a déclaré sur Instagram : "Je suis un être humain". "C'est trop dur de lire de tels messages, mais je vais en poster quelques-uns pour que vous puissiez voir ce que c'est", a-t-elle ajouté. La Française Alizé Cornet a fait de même au milieu de l'été.

L'ancienne finaliste de l'US Open, Madison Keys, a récemment critiqué les dirigeants des réseaux sociaux pour ne pas avoir réagi en prenant de nouvelles mesures pour contrer ces abus : "Je continuerai à parler jusqu'à ce que les médias sociaux soient un endroit sûr pour tout le monde".

Caroline Garcia avait également reçu des messages d'insultes tels que "T'es archi nulle et tu me fais perdre mon argent" après sa défaite contre Fiona Ferro à Saint-Pétersbourg.

Le réveil des instances

La WTA (Woman Tennis Association) a confirmé à Reuters qu'elle collaborait actuellement avec Theseus, une société d'évaluation et de gestion des risques, pour soutenir les athlètes en cas de harcèlement en ligne. Une décision prise à la suite d'une hausse majeure d'agressions sur les réseaux sociaux. L'initiative est suivie par l'ATP (Association of Tennis Professionals), son porte-parole Simon Higson ayant déclaré auprès de Metro, un quotidien britannique, qu'elle suivait de près les cas d'abus en ligne.

Roger Federer, vainqueur de 20 Grands Chelems et de 5 Masters 1000 d'Indian Wells, a lui aussi tapé du poing sur la table. "Nous avons besoin d'une révolution. Ou du moins une évolution de ce que nous faisons aujourd'hui. Je pense que nous devons aider, coacher et encadrer davantage la jeune génération" a-t-il déclaré dans une longue interview au magazine GQ. Le Suisse a aussi expliqué avoir eu beaucoup de chance d'échapper aux réseaux sociaux au début de sa carrière, constatant la mauvaise influence de ces derniers sur certains joueurs.

Reste à savoir si la présence du FBI à Indian Wells fera évoluer les choses.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Masters 1000

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.