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Masters de Londres : Roger Federer dompte Matteo Berrettini et survit

Dans un match où il a su faire parler son expérience, Roger Federer est sorti vainqueur de son duel face à Matteo Berrettini 7-6(2), 6-3. Grâce à ce succès, le Suisse reste en vie dans le Masters de Londres où il garde encore l'espoir de se qualifier pour le dernier carré. En soirée, Novak Djokovic affronte dans ce même groupe Dominic Thiem.
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France Télévisions
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 (ADRIAN DENNIS / AFP)

Condamné à l'emporter après sa défaite contre Dominic Thiem (7-5, 7-5), Roger Federer a abordé son deuxième match du groupe Bjorn Borg avec la relative sérénité qu'on lui connaît. Il demeurait néanmoins quelques interrogations face à un adversaire qui ne fait partie du gratin mondial que depuis quelques mois. Aujourd'hui classé au huitième rang mondial, Matteo Berrettini n'avait jusqu'alors affronté qu'une seul fois le maître suisse, avec une défaite cinglante à la clé en 16e de finale du tournoi de Wimbledon. Lui-même battu lors de son entrée en lice ici par Novak Djokovic (6-2, 6-1), l'Italien n'avait pas non plus le droit à l'erreur.

Une double qui fait la différence

Très bon serveur, Berrettini s'est d'abord appuyé sur son engagement pour tenir la dragée haute au N.3 mondial. Mais il a également été capable de splendides passings pour se maintenir dans le match. Impeccable en revers, Federer s'est montré perfectible sur son coup droit avec rapidement cinq fautes directes, ce qui ne l'a pas empêché de garder les commandes (5-4). Les jeux défilaient au rythme des aces (4 chacun) et après 35 minutes, le Suisse se procurait une première balle de set, sauvée par le bon service de Berretini. Ce dernier s'en sortait sur une belle accélération et s'octroyait le droit de disputer un tie-break. Mais l'expérience du joueur de 38 ans a pesé dans ce jeu décisif. Auteur de son unique double faute, et de quelques autres cadeaux, son cadet de 15 ans lâchait prise et concédait ce premier set 7-6 (2).

Seul joueur à avoir remporté six Masters (2003, 2004, 2006, 2007, 2010 et 2011), Federer n'hésitait pas à enfoncer le clou face à un adversaire visiblement perturbé. Alors que le Suisse haussait le rythme, anticipant bien mieux dans les échanges qu'en début de partie, l'Italien craquait mentalement et concédait d'entrée son service sur un jeu blanc… Coup droit croisé, smash de revers, le N.3 mondial confirmait son avantage. Même si Berretini s'offrait sans doute le plus beau point de la rencontre, il avait encore trop de déchet –à l'image d'un coup droit parti en tribune- dans son jeu pour espérer rivaliser.

Trois balles de débreak envolées

Le Romain avait le mérite de s'accrocher, allant jusqu'à s'offrir trois balles de break à 4-3. Mais le natif de Bâle gardait son sang froid sur sa première balle et gardait la maîtrise technique et psychologique dans cette rencontre. Berrettini craquait.

Federer qui profitait d'une 14e faute directe de son adversaire, remportait cette deuxième manche (6-3) et serrait le poing, conscient qu'il restait en vie dans ce tournoi.

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