Ultra Trail du Mont Blanc 2022 : "Je me suis installé en France il y a trois mois, rien que pour ça", confie le n°1 mondial de la discipline

L'épreuve mythique est le rendez-vous de nombreux amateurs. Mais cette boucle de 171 km réserve bien des surprises, même aux sportifs les plus aguerris.

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Un participant de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, en 2021. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

Vainqueur en 2008, 2009, 2011 et maintenant 2022 ? À 34 ans, Kilian Jornet, positif au Covid-19 il y a quelques jours, rêve d'une quatrième couronne au pied du Mont Blanc. L'emblématique course d'endurance extrême, l'Ultra Trail du Mont blanc (UTMB), soit une boucle de 171 km et qui accuse 10 000 m de dénivelé positif à travers trois pays (France, Italie et Suisse), vendredi 26 août 2022 de Chamonix. Cela correspond à l'équivalent de quatre marathons en distance et de plus de deux fois l'ascension du Mont-Blanc en dénivelé.

>> Haute-Savoie : un coureur brésilien décède sur l'une des courses de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc

Le Catalan, qui symbolise à lui seul l'endurance en montagne avec ses 2,5 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, revient sur ce mythique "UTMB", l'Ultra Trail du Mont-Blanc, avec ambition. Mais il ne manquera pas de compagnie. À commencer par le n°1 mondial, Jim Walmsley.

"Je veux juste m'améliorer"

L'Américain de 32 ans a tout gagné... sauf l'UTMB, qui lui échappe encore. En trois participations, il a dû abandonner à deux reprises. Preuve de sa motivation pour remporter ce trail mythique : il s'est même installé en famille en Savoie afin de mettre toutes les chances de son côté. "C'est une course incroyable et c'est super d'en faire partie. Je me suis installé en France il y a trois mois, rien que pour ça. Pour la préparer au mieux, j'espère la gagner ou au moins être bien placé. Je veux juste m'améliorer !", s'excuse-t-il presque.

Il y aura donc des palmarès impressionnants sur la ligne de départ et une hiérarchie que beaucoup aimerait bien bousculer. C'est le cas du Français Mathieu Blanchard, troisième l’an passé : "C'est sûr que quand je vois tous ces gars qui ont 10, 15, 20 ans d'expérience, je relativise beaucoup... Je me dis 'Matt, t'es là avec un dossard élite, à batailler au milieu de ces gars-là avec des pauvres petits avec cinq ans d'expérience'. C'est déjà beau de pouvoir être là !", sourit-il.



En l'absence de François d'Haene, qui a privilégié la terrible "Diagonale des fous" cet automne à La Réunion, les prétendants sont nombreux. Encore faut-il parvenir à attendre la ligne d'arrivée de cette épreuve d'ultra-endurance : les coureurs les plus rapides devraient terminer la boucle en une vingtaine d'heures. 

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