Le premier combat officiel de MMA en France organisé ce soir à Vitry-sur-Seine

Tous les amateurs français de Mixed Martial Arts attendaient la date du jeudi 8 octobre avec impatience : pour la première fois en France, des combats de cet art martial sont officiellement organisés en région parisienne.

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Radio France
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Un combat de MMA organisé par l'UFC à Abu Dhabi le 19 juillet 2020 (AFP PHOTO / HO / ZUFFA LLC)

Huit mois après la reconnaissance officielle du Mixed Martial Arts (MMA) par le gouvernement, sous l'égide de la Fédération de boxe, de premiers combats se tiendront à Vitry-sur-Seine ce jeudi 8 octobre. Interdit en France jusqu'en février dernier, souffrant d'une image d'un sport ultra-violent, les combats de ce soir devraient marquer le début d'une nouvelle dynamique pour le MMA. Beaucoup anticipent déjà un essor fulgurant de la discipline en France.

Une femme dans l'octogone pour le premier combat de l'hexagone

Coups de pieds, de poings, de coudes, duel au corps-à-corps au sol : tout ou presque est autorisé dans le MMA, un mélange de lutte et de pugilat. Pour la première fois en France, on pourra voir une opposition de ce genre avec une femme dans l'octogone, la cage où se déroulent les combats.

"Je serai la première Française à combattre en France", assume fièrement Laëtitia Blot, 37 ans, ancienne championne de France de judo et de lutte. Elle a pourtant longtemps hésité avant de se tourner il y a un an vers le MMA.

C'était le fait de me dire qu'on allait abîmer mon visage.

Laëtitia Blot

à franceinfo

La championne craignait les stigmates physiques des affrontements de MMA : "Je ne sais pas pourquoi j'étais concentrée sur mon visage. Mais au final il suffit de savoir parer les coups. On m'a montré par A plus B que ce n'est pas plus dangereux qu'un autre sport comme le rugby ou le judo. Finalement, les nanas sont encore jolies même après des combats très difficiles."

La Rennaise est le symbole de cette nouvelle génération de combattants qui profitent de la légalisation de ce sport en France pour s'y consacrer. Le MMA a longtemps souffert d'une image sulfureuse avec ses coups violents et ses visages ensanglantés. Mais l'autorisation de cette discipline va tout changer, espère Mickaël Lebout, l'un des meilleurs français, qui sera dans la cage ce soir : "Moi j'ai signé avec une grosse organisation française, qui appartient au groupe Vivendi, donc c'est aussi le groupe Canal +, avec des accords de retransmission. Donc tout ça va forcément générer de la visibilité. Qui dit visibilité dit partenariats plus poussés. On entre dans un cercle totalement vertueux. Donc de très belles choses se préparent en France."

L'espoir d'attirer les sponsors

D'importants promoteurs privés lorgnent déjà sur le marché français, à l'image de la puissante UFC, la ligue américaine de MMA. Ce n'est que le début, espère Mickael Lebout : "L'UFC a les reins assez solides pour venir organiser des combats en France. Ils vont mettre en avant des combattants français. Maintenant la question c'est : qui va aider par des partenariats ces combattants français dans la vie de tous les jours ? On peut voir Teddy Riner sur des affiches de Renault par exemple. Demain on verra peut être un combattant de MMA sur une affiche de Kellogg's." Une autre manifestation est organisée dès samedi 10 octobre à Paris. Le MMA est parti pour durer.

Le MMA s'installe officiellement en France : écoutez le reportage de Jérôme Val
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