L'Everest signe un record de fréquentation en 2019, avec 885 alpinistes qui ont atteint son sommet

Cette année, dans la "zone de la mort", la météo défavorable a provoqué des embouteillages impressionnants, dont les images ont fait le tour du monde.

Des alpinistes font la queue pour gravir l\'Everest, le 22 mai 2019.
Des alpinistes font la queue pour gravir l'Everest, le 22 mai 2019. (PROJECT POSSIBLE / AFP)

Le toit du monde attire de plus en plus. Quelque 885 alpinistes sont parvenus au sommet de l'Everest en 2019, après une saison marquée par des embouteillages et la mort de onze personnes, selon des données officielles rendues publiques mardi 18 juin. Ce chiffre dépasse le précédent record annuel, établi à 807 personnes.

En passant par la voie népalaise, la plus fréquentée, 644 personnes ont atteint le toit du monde, qui culmine à 8 848 mètres d'altitude, soit 81 de plus qu'en 2018, ont annoncé les autorités népalaises. Autre chiffre : 241 personnes, soit trois de moins que l'année dernière, sont passées par le versant chinois au nord, a rapporté l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

Des embouteillages impressionnants

Cette saison de printemps est la plus meurtrière sur l'Everest depuis 2015, lorsqu'un fort séisme avait provoqué une avalanche, tuant 18 personnes au camp de base. En moyenne, cinq personnes périssent chaque année sur l'Everest. Cette année, dans la "zone de la mort", la météo défavorable a provoqué des embouteillages impressionnants, dont les images ont fait le tour du monde.

Or perdre du temps, parfois des heures, à une altitude où l'oxygène se fait rare et où le froid est extrême peut avoir des conséquences fatales sur des organismes déjà épuisés par l'effort.

Les encombrements ont été incriminés dans quatre des décès lors de cette saison, entre la fin avril et la fin mai. A cette période, la météo offre une courte fenêtre de conditions moins extrêmes dans ces hauteurs glacées et impropres à la vie. Plusieurs himalayistes ont fustigé le grand nombre des grimpeurs inexpérimentés qui avançaient trop lentement, mettant ainsi en danger leur vie et celle des autres.