Ski alpin : "Trop penser au classement général, ça ne peut que me jouer des tours", avertit Clément Noël avant le premier slalom à Val-d'Isère

Le meilleur slalomeur français espère briller à domicile à Val d'Isère pour le premier slalom de la saison en Coupe du monde, dimanche.

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France Télévisions
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Clément Noël avant le slalom géant de Sölden, le 22 octobre 2021. (PIERRE TEYSSOT / MAXPPP)

Près d'un mois et demi après son début de saison sur le géant de Sölden (éliminé en première manche), Clément Noël (24 ans) retrouve, dimanche 12 décembre, sa spécialité préférée avec le slalom de Val d'Isère. Deuxième de la Coupe du monde de la discipline ces trois dernières saisons, il tentera en cette année olympique de  décrocher enfin le petit globe de la spécialité. Le slalomeur s'est confié à franceinfo: sport.

Franceinfo: sport : Quel regard portez-vous sur votre saison dernière ?

Clément Noël : Le bilan est correct, sans plus. J'ai quand même bien limité la casse à partir du milieu de saison, même si j'ai encore fait des erreurs. Par contre, quand j'arrivais en bas, j'étais soit premier, soit deuxième. C'est positif mais je n'ai pas besoin de me rassurer sur mon niveau. J'avais besoin d'être régulier, d'être plus souvent en bas, et ça m'a aussi joué des tours sur les mondiaux (21e). C'est une saison sans globe, sans médaille mondiale, avec moins de victoires que la saison d'avant. On ne peut pas dire que c'est une saison complètement réussie. D'un autre côté, si on omet les deux années précédentes, ça reste plutôt un bon exercice, avec une 2e place au classement mondial, cinq podiums et deux victoires. Je ne peux pas me plaindre mais j'ai envie de progresser, de faire mieux. C'est difficile quand on arrive à un certain niveau de faire toujours mieux.

Vous avez terminé 2e de la Coupe du monde de slalom ces trois dernières années. Cela ne commence-t-il pas à vous obséder, à vous agacer ?

La première année je ne pensais pas du tout à ça. C'est venu soudainement et c'était une belle surprise. L'année d'après, je ne pensais pas forcément au globe non plus et je pense que je ne pouvais pas faire beaucoup mieux. La saison s'est arrêtée prématurément, mais quand je regarde les statistiques, elle était quasi parfaite. Ça montrait une belle progression. Et cette année, j'ai plus pensé au classement général. Je me suis peut-être mis plus de pression, et sachant que j'ai mal démarré, ça m'a bien agacé. Je ne pensais plus au général car il s'était déjà envolé et je me suis recentré. J'ai essayé d'être plus naturel dans ma manière de faire et ça s'est mieux passé. Trop y penser, ça ne peut que me jouer des tours.

 "J'étais bien dans mon petit confort"

Depuis la retraite de Julien Lizeroux et Jean-Baptiste Grange, un groupe unique d'entraînement regroupe slalomeurs et géantistes. Qu'est-ce que cela change dans votre préparation ?

Ça change beaucoup de choses, et notamment toute l'organisation. Moi je trouve que j'étais bien dans mon petit confort dans mon groupe slalom. On avait une bonne ambiance, de bonnes méthodes de travail. Maintenant, il faut s'adapter à quelque chose de nouveau. Je pense que ça peut m'apporter sur l'émulation à l'entraînement avec un gros niveau. Ça peut me permettre de passer des caps.

Vous avez la volonté de faire davantage de géants cette saison ? 

Oui, j'avais déjà cette volonté l'année dernière, mais je n'avais pas pu vraiment m'entraîner. Là, j'ai pu le faire davantage. Je suis en phase de construction. Je pense pouvoir en faire un peu plus. Si ça ne marche pas tant pis, mais j'aimerais bien pouvoir faire les deux disciplines.

Vous devriez participer à vos deuxièmes Jeux olympiques. Après une 4e place en 2018, quel sera l'objectif à Pékin ?

Ça représente beaucoup, c'est la course à laquelle les athlètes veulent participer dans tous sports. Ça fait forcément rêver. Si je suis dans une belle forme, que j'ai fait de bons résultats en Coupe du monde et que je suis en confiance, il faudra repartir avec une médaille parce que c'est un objectif logique. Mais avant tout, je dois faire un bon début de saison, arriver en confiance, sur la bonne dynamique et surtout arriver serein et concentré sur le ski, sans trop penser au résultat.

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