Luc Alphand après le sacre d'Alexis Pinturault : "Le gros globe ? Ça veut dire qu'on est le meilleur"

Il était le dernier Français à avoir soulevé le gros globe de cristal en ski alpin. Vingt-quatre ans après, Luc Alphand vient de trouver un successeur avec Alexis Pinturault. Il salue la régularité et le mental du nouveau vainqueur du classement général de la Coupe du monde, qui a remporté la récompense suprême pour un skieur.
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France Télévisions
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Luc Alphand pose avec son gros globe de cristal, le 16 mars 1997 à Vail, dans le Colorado. Il vient de trouver un successeur avec Alexis Pinturault. (JEFF HAYNES / AFP)

Vingt-quatre ans après, vous avez enfin un successeur…
Luc Alphand
: "Je suis vraiment ravi et content pour Alexis, parce qu’il bosse pour ça depuis plusieurs saisons. Il se fait un super cadeau d’anniversaire pour ses 30 ans, je trouve ça tellement beau. En plus, il l’a fait avec panache, il remporte la course aujourd’hui, c’est impressionnant. Tout le monde disait que la dynamique était du côté d’Odermatt, mais le plus costaud dans sa tête aujourd’hui, c’était Alexis. Odermatt était chez lui en Suisse, il a dû en entendre parler toute la semaine et n’est pas imperméable à la pression".

Que représente le gros globe de cristal pour un skieur ?
LA
: "C’est l’objectif absolu. Ça veut dire qu’on est le meilleur, dans toutes les disciplines, sur toute la saison. C’est un objectif plus difficile à atteindre que les courses d’un jour, comme aux Jeux olympiques, où on peut avoir des surprises. Si on veut gagner le général, il faut gagner un maximum de courses, sans calculer".

Alexis Pinturault a été très solide, avec sept podiums en Coupe du monde cette saison. Il a aussi profité de circonstances favorables avec l’annulation des dernières épreuves de vitesse et la blessure d’Aleksander Aamodt Kilde…
LA
: "Il faut aussi un peu de réussite. De toute façon, Alexis a été costaud et solide. L’année dernière déjà, il aurait pu finir devant Kilde sans l’arrêt de la saison à cause de la pandémie. On ne refera pas l’histoire, mais il a beaucoup travaillé depuis cinq saisons. Je suis ravi qu’il y arrive".

Il lui manque un titre olympique, ça doit être son prochain objectif

C’est aussi une belle récompense pour le ski  français ?
LA
: "Ce n’est pas facile d’être un skieur complet comme l’est Alexis. Il y a eu plein d’autres champions français depuis que j’ai arrêté, et même s’ils n’ont pas gagné le gros globe, ils ont amené les plus jeunes, comme Alexis, au meilleur niveau, en leur montrant l’exemple. Le ski français marche bien, et on le voit encore aujourd’hui avec le podium de Mathieu Faivre, et la belle prestation de Thibaut Favrot (qui est arrivé 6e, ndlr). On a de belles structures, de beaux champions, et de belles équipes de France".

Quel doit-être le prochain objectif d’Alexis Pinturault ?
LA
: "Il lui manque un titre olympique. Les Jeux ont lieu dans 11 mois à Pékin (du 4 au 20 février 2022, ndlr). Il va fêter un peu son gros globe et se reposer, mais ça doit être son prochain objectif".

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