Tournoi des six nations : battue au Pays de Galles (27-6), la France dit adieu au Grand chelem

Les Français ont été maladroits, brouillons, sans idée et indisciplinés au Millennium Stadium de Cardiff.

Louis Picamoles sous une montagne de joueurs gallois, vendredi 21 février, lors de la troisième journée du Tournoi des six nations au Millenium Stadium de Cardiff (Pays-de-Galles).
Louis Picamoles sous une montagne de joueurs gallois, vendredi 21 février, lors de la troisième journée du Tournoi des six nations au Millenium Stadium de Cardiff (Pays-de-Galles). (CARL COURT / AFP)

Premier match à l'extérieur et première défaite pour les Bleus, dans cette édition du Tournoi des six nations. Asphyxiés durant toute la rencontre, les Français ont été logiquement battus au Pays de Galles (27-6), vendredi 21 février, au Millennium Stadium de Cardiff. 

Les Français ont encaissé deux essais, l'un de George North en première période (6e), l'autre de Sam Warburton en seconde (64e) et n'en ont inscrit aucun. Après dix minutes de jeu, les Bleus étaient déjà menés 11-0. "[C'était] une mi-temps catastrophique", a reconnu l'entraîneur Philippe Saint-André à la pause. 

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Que retenir de cette rencontre ?

Une équipe de France surcotée retombe sur terre

L'équipe de France aurait logiquement dû perdre son premier match contre l'Angleterre. Après une entame intéressante, les Bleus avaient subi pendant plus d'une mi-temps, avant de s'imposer grâce à un essai à la dernière minute. Cette victoire en trompe-l'oeil s'est répétée contre l'Italie. Cette fois, au Millenium Stadium, pas de faux semblants : l'équipe de France n'a pas proposé de jeu, les deux cerveaux de l'équipe (le demi de mêlée Jean-Marc Doussain et le demi d'ouverture Jules Plisson) ont semblé dépassés, et les Gallois n'ont eu à enrayer qu'une seule situation chaude dans leur défense. Oeuvre de Mathieu Bastareaud, pas loin d'être le meilleur Français de la rencontre, et ce alors que l'ancien sélectioneur anglais Clive Woodward clame sur Twitter qu'il est trop gros. 

La victoire des Gallois ne souffre d'aucune contestation. Pour preuve le deuxième essai gallois, où par deux fois les joueurs du Poireau percent la défense française, ce que les Tricolores ont été incapables de faire. Le seul domaine où les Bleus ont surclassé les Gallois, c'est dans le domaine de l'indiscipline, avec notamment deux cartons jaunes. 

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Jean-Marc Doussain, le symbole de l'échec

Remplacé à la mi-temps, Jean-Marc Doussain a effectué le pire match en bleu de sa jeune carrière. Maladroit au but, timoré ballon en main, sans imagination pour orienter le jeu, il a montré qu'il n'avait que 23 ans, 8 malheureuses sélections et un temps de jeu limité en club. La charnière Doussain-Plisson, installée depuis le début du Tournoi, symbole du renouveau du XV de France du début 2014, va-t-elle être reconduite pour défier l'Ecosse dans deux semaines ? Rien n'est moins sûr. Et pourtant, c'est un mal français de changer les joueurs, particulièrement la charnière, trop souvent. 

Mais tout n'est pas perdu

Les Bleus n'ont pas perdu tout espoir de remporter le Tournoi, avec encore deux rencontres contre l'Ecosse et l'Irlande. Pour le Grand Chelem, c'est raté, mais l'an passé, les Gallois l'avaient emporté avec une défaite au compteur. Une éventuelle victoire dans le Tournoi est-elle vraiment souhaitable ? Cela boosterait le moral des joueurs, qui en ont besoin, mais cela enterrerait tout débat sur la faiblesse du jeu proposé par le XV de France.