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Six nations 2023 : fraîcheur physique, plan de jeu, absence d’Atonio… Quatre questions sur le XV de France avant le match contre l’Ecosse

Les Bleus reçoivent l’Ecosse, dimanche, pour leur première sortie au Stade de France de ce Tournoi des six nations, deux semaines après la défaite en Irlande.
Article rédigé par Maÿlice Lavorel, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 4 min
Le XV de France à l'entraînement à Marcoussis avant le match contre l'Ecosse, le 21 février 2023. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Le XV de France doit lever le flou. Battus (32-19) en Irlande lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations, après une série de 14 victoires de rang, les Bleus veulent réagir face à l'Ecosse, dimanche 26 février. Au Stade de France, ils vont devoir apporter des éléments de réponse à certaines interrogations qui ont émergé après leur contre-performance.

Les Bleus peuvent-ils retrouver le jeu qui faisait leur force ?

En difficulté depuis le début du Tournoi des six nations, le XV de France n’arrive plus à proposer le jeu offensif et efficace qui a fait sa force ces dernières saisons. Les rucks n’apportent plus autant de ballons et d’avantages. Tout juste les Bleus parviennent-ils à en gratter quelques-uns avant d’être sanctionnés (7 pénalités concédées dans les rucks en Italie, 4 en Irlande). Ils n’arrivent plus non plus à faire la différence sur les turnovers (4 gagnés en Irlande, autant que leurs adversaires). 

Face à ces soucis, de premières dissensions sont apparues. Fabien Galthié a regretté que ses joueurs aient trop relancé à la main à Dublin, au détriment du jeu au pied prévu avant la rencontre. Une tactique défendue par Romain Ntamack dans les travées de l’Aviva Stadium après le match : "Si on n'a pas cette envie de vouloir jouer les ballons de notre camp, jamais on ne marque cet essai de Damian". Pour repartir de l’avant, les Bleus doivent retrouver leur harmonie sur et en dehors de la pelouse.

Les Bleus n’attendent pas longtemps pour réagir en Irlande. En contre-attaque, Damian Penaud perce le premier rideau puis Anthony Jelonch le relaie avant de redonner au premier qui s’offre un sprint final décisif. La France prend l’avantage 13-7 après la transformation de Thomas Ramos.
Journée 2 : Damian Penaud place la France en tête sur un contre phénoménal Les Bleus n’attendent pas longtemps pour réagir en Irlande. En contre-attaque, Damian Penaud perce le premier rideau puis Anthony Jelonch le relaie avant de redonner au premier qui s’offre un sprint final décisif. La France prend l’avantage 13-7 après la transformation de Thomas Ramos.

Dans quel état physique se trouvent les Bleus ?

L’autre grande inquiétude concerne la condition physique. Face à l’Italie puis l’Irlande, les joueurs sont trop vite apparus émoussés sur la pelouse, et cassés au coup de sifflet final. A Dublin, Antoine Dupont n’avait, ainsi, pas assez récupéré pour se présenter en conférence de presse après la rencontre. "Antoine est épuisé, tout le monde est épuisé", avait lâché Romain Ntamack quelques minutes plus tard en zone mixte.

Symbole de cette forme physique en-dedans, les finisseurs n’ont, pour l’instant, pas trop réussi à apporter un second souffle collectif pour relancer la machine. Lors de la seconde période en Irlande, les sept entrés en jeu n’ont pas assez pesé pour inverser la tendance (trois points marqués seulement en deuxième période). Autres signes d'une équipe qui subit : les Bleus sont ceux qui plaquent le plus dans ce Tournoi (404 fois) et en même temps qui réalisent le moins de plaquages offensifs (17). Après deux semaines de repos, la forme physique et la récupération seront l’un des enjeux de l’opposition contre l’Ecosse.

Comment gérer l’absence de Uini Atonio ?

Face à l’Ecosse, les Bleus doivent composer sans Uini Atonio. Le pilier rochelais a écopé d’une suspension de trois semaines pour son plaquage dangereux sur Rob Herring, qui lui avait valu un carton jaune. Sans lui, le pack bleu perd un élément majeur, gage de stabilité dans la mêlée et d’impact pour avancer dans la conquête du ballon. 

L'arbitre d'Irlande-France regarde à la vidéo le plaquage de Uini Atonio sur Rob Herring, à l'Aviva Stadium, le 11 février 2023. (PAUL ELLIS / AFP)

Sans ses 145 kg affichés par son club, le XV de France doit composer avec un autre profil. Le Montpellierain Mohamed Haouas (122 kg), titulaire au poste de pilier droit au début du mandat de Fabien Galthié, fait face à la concurrence du Bordelais Silipi Falatea (116 kg), présent sur le banc et entré en jeu lors des deux premiers matchs. L'Héraultais a l'avantage de l'expérience (15 sélections) mais n’a plus démarré un match international depuis novembre 2021, et il ne garde pas de bons souvenirs de l’Ecosse. En 2020, il avait été exclu à Murrayfield pour avoir donné un coup de poing lors d’une empoignade.

La troisième ligne française va-t-elle retrouver son niveau ?

La troisième ligne du XV de France soulève aussi des interrogations. Impériale lors du Grand Chelem en 2022, elle éprouve cette année plus de difficultés à peser et faire des différences. Si Anthony Jelonch surnage, en attestent ses 42 plaquages en deux matchs, ses deux coéquipiers de ligne ne connaissent pas la même réussite.

Sanctionné d’un carton jaune en Italie, Charles Ollivon a aussi déçu en Irlande. Grégory Alldritt semble également en dessous de ses standards, et à la peine sur le plan physique. Alors qu’il compte le temps de jeu le plus élevé en club depuis le début de la saison parmi les internationaux (1 354 minutes), il n’a pas encore joué plus de 60 minutes par match dans le Tournoi 2023. La réussite des Bleus face à l'Ecosse passera aussi par une solidité retrouvée en troisième ligne, renforcée sur le banc par le retour de blessure de François Cros, ancien titulaire chez les Bleus.

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