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Coupe du monde de rugby 2023 : "Il n'y a pas mieux" médiatiquement que France - All Blacks pour lancer la compétition affirme Bernard Laporte

Le Quinze de France affrontera la Nouvelle-Zélande en phase de poule de la Coupe du Monde 2023, en France. 

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Radio France
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Le président de la Fédération française de rugby, à Paris, pour inaugurer le train du Mondial 2023. (SADAK SOUICI / MAXPPP)

"Il n'y a pas mieux" médiatiquement qu'un match France - Nouvelle-Zélande pour lancer la Coupe du Monde 2023, qui se jouera en France, a réagi Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, lundi 14 décembre sur franceinfo après le tirage au sort du Mondial. Il ne sait en revanche pas si ce sera mieux pour les Bleus d'affronter les All Blacks en début ou en fin de phase de poules. "Si tu perds le match, le soufflé retombe jusqu'aux quarts de finale", estime Bernard Laporte. 

franceinfo : Espériez-vous un tirage au sort un peu plus clément ?

Bernard Laporte : Non pas forcément. On savait qu'on allait avoir un gros morceau, entre la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud championne du monde, l'Angleterre et le Pays de Galles. Moi, je trouve que c'est excitant de jouer la Nouvelle-Zélande. D'abord parce que, pour le public français, la Nouvelle-Zélande représente bien le rugby. C'est une religion chez eux, c'est le symbole du rugby. Est-ce qu'il faut les jouer d'entrée ou pas ? Pour lancer les hostilités, comme on dit, pour faire en sorte que cette Coupe du monde résonne médiatiquement dans le monde entier, France-Nouvelle-Zélande, c'est vrai qu'il n'y a pas mieux. Après, il y a l'aspect sportif qui est aussi une chose très importante. Est-ce qu'il ne vaut mieux pas qu'il soit placé à la fin, en troisième ou quatrième match ? Je ne sais pas. Claude Atcher, le directeur exécutif de cette compétition, va discuter avec le staff de l'équipe de France. Si tu perds le match, le soufflé retombe jusqu'aux quarts de finale puisqu'on espère gagner les trois autres matches, même si ce n'est jamais simple d'affronter les Italiens. Fin février, on connaîtra les dates. On saura si France - Nouvelle-Zélande sera le premier, le deuxième ou le troisième match. 

Quand et où est ce qu'il aura lieu ? Tout ça sera annoncé dans deux mois.

Bernard Laporte

D'ici à 2023, la stratégie pour les Bleus consiste à installer une nouvelle génération ?

Oui, c'est ce que font Fabien Galthié, Raphaël Ibanez et tout le staff depuis plus d'un an qu'ils sont aux commandes. Pour le moment, ils le font vraiment très bien. D'abord, parce qu'ils donnent leur chance à des jeunes joueurs. On l'a vu notamment lors du dernier match en Angleterre (Défaite 22-19, en finale de la Coupe d'automne des Nations). Si vous voulez être champion du monde, il faut au moins doubler tous les postes en cas de blessures, en cas de forfaits. Et donc, effectivement, il faut avoir un effectif riche et c'est ce que va essayer de faire pendant deux ans et demi le staff de l'équipe de France. Fabien Galtier va devoir gérer un tournoi des VI Nations qui arrive vite puisqu'il commence dans moins de deux mois (contre l'Italie, le 6 février à Rome). On va pouvoir lancer des jeunes, peaufiner le jeu de l'équipe de France, et faire en sorte qu'il y ait 35 à 40 joueurs qui vont constituer le noyau de cette équipe de France pour la Coupe du monde 2023.

Vous préparez ce Mondial, en espérant que la pandémie ne soit plus qu'un lointain souvenir ?

C'est effectivement ce qui habite notre esprit pour le moment. Si on parle de pandémie en 2023, croyez-moi, il y aura d'autres soucis que le rugby à ce moment-là. Maintenant que le vaccin est arrivé, on espère tous que, dans les six mois ou dans l'année qui arrive, tout sera résolu. Parce qu'effectivement, ça commence à plomber le moral de tout le monde. Le nôtre, celui des sportifs, pour commencer. La mission de la Fédération française de rugby, c'est aussi de venir en appui de nos clubs amateurs. Nous l'avons déjà fait avec un plan de relance de 35 millions au mois de mars quand on a vu que les compétitions allaient s'arrêter et là, encore une fois, on est en appui de nos clubs qui vont redémarrer je l'espère d'ici fin janvier, début février au moins. Je crois que ce qui manque le plus c'est d'abord aux joueurs de jouer, et aux spectateurs d'aller au stade qui est un lieu convivial. Dans les villages et dans les petites villes, le sport, et le rugby en l'occurrence, ont un côté social. 

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