Qualifications Mondial 2022 : Angleterre, Pays-Bas, Danemark... ces têtes de série loin d'être déjà qualifiées

Il n'y a pas eu de surprise ce lundi lors du tirage au sort des groupes de qualification de la zone Europe pour le Mondial 2022 au Qatar. Les dix meilleures nations européennes étaient déjà assurées de s'éviter et elles sont désormais toutes en position favorable. Mais chaque Coupe du monde a son lot d'absents et l'on peut déjà faire le constat que certaines têtes de série ont été moins bien loties que d'autres.
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France Télévisions
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Pour Memphis Depay et les Pays-Bas, rien n'est encore fait. (MARCEL TER BALS / ORANGE PICTURES)

Qui imitera les Pays-Bas et l'Italie, cadors éliminés du dernier Mondial sans même avoir eu l'occasion d'y participer ? En répartissant les 55 sélections européennes en 10 groupes distincts, séparant de fait les 10 meilleures au classement Fifa (chacune tête de série), les risques d'élimination d'une grande nation ont été considérablement réduits. Lors du tirage au sort, donné ce lundi à Zurich, l'excitation était quasiment nulle, faute de suspense. Impossible de voir France et Pays-Bas réunis dans un même groupe comme cela était le cas lors de l'édition précédente, qui avait également forcé l'affrontement entre Espagne et Italie. 

Comme prévu, la France n'a pas tremblé à mesure que ses adversaires lui ont été annoncés : Ukraine, Finlande, Bosnie-Herzégovine, Kazakhstan... Rien de vraiment très inquiétant. Mais au regard du tirage au sort complet de cette phase de groupes, les Bleus peuvent s'estimer plus chanceux que d'autres, dont le statut de tête de série devrait être un peu plus mis à mal que  celui du tenant du titre, au printemps et à l'automne 2021.

• Lewandowski, la Hongrie et la ferveur albanaise sur la route de l'Angleterre

De tous les tirages imaginés par l'Angleterre, à l'évidence celui qui s'est produit lundi n'était pas le plus favorable possible. Nul doute que n'importe quelle sélection, si forte soit-elle, se serait passé de devoir défendre contre Robert Lewandowski. Le troisième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions sera la tête de gondole de la Pologne en route vers le Mondial 2022, une nation qui n'a plus rien d'un outsider et qui était déjà de la partie en 2018. 

Bien que nettement supérieure sur le papier, l'Angleterre devra franchir ce qui a tous les airs d'un bel obstacle. Les Three Lions n'auront en plus pas de répit face à des adversaires comme la Hongrie et l'Albanie. La première est en pleine renaissance, à l'image de sa jeune star de 20 ans Dominik Szoboszlai, qui a lui-même validé la qualification de son pays pour l'Euro 2021. Elle a également validé sa promotion en Ligue A de la Ligue des Nations. Quant à l'Albanie, elle est réputée pour ne rien lâcher sur le terrain. L'équipe de France en avait fait les frais en juin 2015, s'inclinant 1-0 à Shkodër.

• Haaland et une Turquie ambitieuse pour les Pays-Bas

Privés de Mondial 2018 par la France (et la Suède), les Pays-Bas n'auront pas encore de voie royale. Le chemin vers le Qatar promet d'être mouvementé pour les Oranje qui, comme l'Angleterre, vont être guidés par une jeune génération de joueurs. La bande emmenée par Memphis Depay, Frenkie de Jong et Virgil van Dijk (s'il revient de blessure à temps) devra être vigilante face à la Turquie, qui a joué de vilains tours à l'équipe de France en 2019, deux fois (2-0, 1-1). Les Turcs n'ont plus participé à un Mondial depuis leur 3e place en 2002 et nourrissent des ambitions légitimes de qualification.

Dans le groupe G, deux menaces pour les Néerlandais, la Turquie donc et la discrète mais pas moins talentueuse Norvège, portée par ses pépites Sander Berge, Jens-Petter Hauge, Martin Odegaard et surtout le cyborg Erling Haaland. Lors de sa première campagne de Ligue des champions, ce dernier avait beau porter les couleurs de Salzbourg, cela ne l'avait pas empêché de marquer lors de chacune de ses 5 premières apparitions, même face à Liverpool. Arrivé à Dortmund l'hiver dernier, Haaland a depuis largement progressé et pourrait jouer un sale tour aux Pays-Bas.

• Le Danemark dans la peau du plus petit des grands

L'équation n'est pas la même pour le Danemark. Ce n'est pas tant la valeur intrinsèque de ses futurs adversaires qui pose question, mais celle de la sélection danoise, sur le papier bien inférieure aux 9 autres têtes de série. Face à un adversaire comme l'Autriche, le gouffre ne paraît pas insurmontable, surtout sur 90 minutes. Christian Eriksen, Kasper Dolberg, Thomas Delaney d'un côté, David Alaba, Marcel Sabitzer, Konrad Laimer de l'autre... Ca se défend.

Le Danemark n'est pas non plus à l'abri d'une double confrontation piégeuse avec l'Ecosse, qui n'a plus humé le parfum d'un match de Coupe du monde depuis 1998. La dernière rencontre entre les deux équipes avait d'ailleurs abouti à une victoire 1-0 des Ecossais, en mars 2016.

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