Sécurité routière : l'État français accusé "d'inaction politique"

Alors que le nombre d'accidents mortels sur la route repart à la hausse, un rapport pointe du doigt l'État français et son manque d'action politique. 

FRANCE 2

La France n'agirait pas suffisamment contre la mortalité sur les routes. C'est ce qui ressort d'un rapport révélé par le Journal du Dimanche, ce dimanche. Le rapport avait été commandé par Manuel Valls lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur. Il lui revient aujourd'hui sous forme de polémique. Le texte confidentiel met en cause la volonté politique du gouvernement en matière de sécurité routière. "La gouvernance de cette politique s'est affaiblie ces dernières années : éclatement des responsabilités et infrastructures (...). Au regard des résultats de nos voisins, des progrès sont encore possibles", souligne le rapport.

Frilosité du gouvernement

Le Professeur Claude Got est expert en sécurité routière et il a participé à l'élaboration du rapport. Il regrette l'absence de concertation entre les différents ministères concernés et dénonce une certaine frilosité du gouvernement. "On avait proposé dans le comité des experts de réduire de 90 à 80 kilomètres/heures la vitesse sur le réseau secondaire c'est là où il y a le plus de la moitié morts. Cela n'a pas été fait, le ministre de l'Intérieur a refusé cette mesure. Si on refuse les mesures efficaces par crainte de l'opinion publique, on n'a pas de résultats", explique  Claude Got. Les acteurs de la sécurité routière s'inquiètent du nombre de morts sur les routes. L'an dernier, 3384 personnes ont perdu la vie sur les routes, c'est 116 de plus que l'année précédente.  
 

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