Cocaïne, "melon" et amour platonique : Amaury Leveaux décrit l'envers du décor de la natation

Dans son autobiographie "Sexe, drogue et natation", l'ancien nageur dévoile des coulisses surprenantes. Extraits. 

"Les amateurs de natation (...) seraient étonnés de découvrir tout ce qui se passe en coulisses." Et pour cause. Amaury Leveaux, quadruple médaillé olympique aujourd'hui retraité, dresse un portrait au vitriol du monde de la natation dans son autobiographie à paraître mercredi et dont le Journal du dimanche publie les bonnes feuilles, dimanche 19 avril. Le titre, déjà, donne le ton des révélations : Sexe, drogue et natation

Première affirmation de l'ex-nageur de 29 ans : l'équipe de France ne dirait pas non à de la cocaïne et les "entraîneurs ne sont pas dupe". "Certains d'entre nous ne crachent pas sur un petit rail de temps en temps. Pour d'autres, ce n'est plus un rail, c'est carrément une autoroute couverte de poudre blanche sur laquelle ils glissent à vitesse grand C, comme Cocaïne", écrit-il. Il assure que cette drogue, qu'il a lui-même essayée, est consommée comme "produit dopant" car "euphorisant".

Bousquet, Gilet, Lacourt ? "Des beaux avec un melon gros comme ça"

Mais sa consommation peut aussi être plus festive, raconte Amaury Leveaux qui se souvient d'une soirée "glauque" lors des jeux Olympiques de Londres en 2012. Il explique qu'un "beau gosse de l'équipe de France, chouchou du grand public" s'est retrouvé "allongé" sur une attachée de presse, "en train de sniffer un rail de coke entre ses seins".  

Au passage, Leveaux égratigne les membres du Cercle des nageurs de Marseille, dont Fabien Gilot, Frédérick Bousquet, Florent Manaudou ou Camille Lacourt, qui font "les beaux avec un melon gros comme ça". "Leur comportement est pour certains loin d'être aussi lisse que leur musculature", renchérit-il, ce qui ne devrait pas lui attirer que des amis. 

Il n'épargne pas non plus la Fédération française, qui regorge de "dinosaures" qui veulent "profiter du système", "écumer les bons restos, siffler de grands vins". Seule Laure Manaudou semble s'en sortir sans trop d'égratignures. Amaury Leveaux, qui explique en avoir "marre de lire des livres de souvenirs gnangnan", consacre un chapitre entier à l'ex-championne. Il y confie son amour "platonique" pour elle, qui occupe "une place à part dans mon coeur".