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Katie Ledecky, l’extraterrestre de Kazan

Auteur d’un quadruplé (200m, 400m, 800m, 1500m) jamais vu dans l’histoire de la natation, hommes et femmes confondus, Katie Ledecky a plané sur les Mondiaux de natation, à Kazan. Championne olympique à 15 ans, la voici devenue légende de son sport à 18.
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France Télévisions
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Katie Ledecky sur la plus haute marche du podium, une image familière lors des Mondiaux 2015 (? MICHAEL DALDER / REUTERS / X90041)

La meilleure nageuse de la planète évolue encore au niveau amateur. Katie Ledecky, qui à 18 ans vient de terminer le lycée (elle n’entrera à l’université qu’à l’automne 2016 car elle s’est offerte une année sabbatique, pour s’entraîner en vue des Jeux olympiques) n’est toujours pas passée pro. Elle ne touche donc aucune prime de victoire. Sachant que chaque médaille d’or est accompagnée d’un prize money de 20.000 dollars, l’Américaine est passée cette semaine à côté d’un joli paquet d’argent.

En huit jours, la prodige a en effet dominé le 400m et le 1500m, puis elle a surpris les favorites sur le 200m, distance dont elle n’est pourtant pas spécialiste, avant de participer au sacre du relais 4x200m pour terminer en beauté avec un nouveau titre sur 800m. Une razzia inédite dont Franck Busch, directeur de l’équipe américaine de natation, a encore du mal à s’en remettre. "Je n’ai jamais vu une chose pareille, et j’en ai vu des choses, s’enthousiasmait-il jeudi dans le Washington Post. J’ai vu Michael Phelps gagner huit médailles d’or aux Jeux 2008". Mais Ledecky ? "C’est encore d’un autre niveau. Elle réussit des choses sans précédent dans l’histoire de notre sport".

Même Ryan Lochte la craint

En juin 2014, elle avait battu son propre record du monde du 1500m, au Texas, avec une minute et cinq secondes d’avance sur sa première poursuivante. Cette marque, Ledecky l’a améliorée lundi dernier, dès les séries, presque par inadvertance. Son coach, Bruce Gemmell, lui avait ordonné de faire les 900 premiers mètres sans forcer, puis d’accélérer les 300 mètres suivant et de faire comme elle le sentait pour finir. "Honnêtement, j’étais facile, je suis presque choquée d’avoir pu battre le record, souriait-elle quelques instants après l’exploit, qu’elle-même ne semblait pas croire. C’est à peine si j’étais concentrée. J’étais tellement relax". Vingt-quatre heures plus tard, elle battait une nouvelle fois ce record. En finale des Mondiaux, et de plus de deux secondes.

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