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Marlène Harnois, médaillée olympique de taekwondo, est suspendue deux ans

La championne avait affirmé être victime de harcèlement moral de la part de l'entraîneuse nationale.

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France Télévisions
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La médaillée olympique française de taekwondo, Marlène Harnois, lors de sa demi-finale aux JO de Londres, le 9 août 2012. (CHAMUSSY / NIVIERE / SIPA)

La médaillée de bronze olympique aux JO 2012, Marlène Harnois, qui se disait victime de harcèlement de la part de l'entraîneuse nationale, a été suspendue pour deux ans par la Fédération française de taekwondo, vendredi 19 juillet. Marlène Harnois, qui a annoncé son intention de faire appel, avait affirmé le 29 mai, dans un entretien à l'AFP, avoir été victime de harcèlement moral de la part de Myriam Baverel, l'entraîneuse nationale, depuis de longues années.

La taekwondoïste de 26 ans avait par ailleurs mis en cause le directeur technique national, Philippe Bouedo. Dans ce même entretien, cette Canadienne d'origine avait également affirmé qu'on lui avait demandé de contracter un mariage blanc pour obtenir la nationalité française, qu'elle a obtenue en avril 2008 après s'être mariée en juin 2006. Elle a divorcé en 2009.

"Jai voulu faire évoluer la situation"

"La décision n'est pas rédigée. L'athlète recevra les motivations assez rapidement, dans une ou deux semaines", a indiqué un membre de la fédération. Marlène Harnois, écartée de l'équipe de France depuis avril, a souligné que cette sanction était "forcément dure". "Je prends deux ans de suspension pour avoir dit la vérité en cohérence avec les valeurs olympiques qui m'ont tant apporté (...). Je ne regrette rien, ou plutôt si, je regrette la réaction solidaire des dirigeants fédéraux contre moi. J'ai voulu faire évoluer la situation", a-t-elle ajouté.

"Dans ma démarche, je faisais confiance à la fédération et au mouvement sportif, jusqu'à preuve du contraire. Et le contraire est vrai", a lancé Marlène Harnois, qui souhaite reprendre rapidement l'entraînement. Son avocat, Aurélien Hamelle, qui a dénoncé une commission "juge et partie", a annoncé son intention de saisir la commission d'appel fédérale, puis éventuellement la justice administrative.

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