"Le projet de la Super Ligue ne peut avoir lieu", reconnaît Andrea Agnelli (Juventus Turin) après le retrait des six clubs anglais

Quelques heures après l'annonce du retrait des six clubs anglais de la Super Ligue, le président de la Juventus Turin baisse pavillon.
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France Télévisions
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Andrea Agnelli, président de la Juventus Turin, lors d'une conférence de presse de l'Association des Clubs Européens, le 10 septembre 2019 (FABRICE COFFRINI / AFP)

Les dominos s'écroulent les uns après les autres. Après l'annonce du retrait des six clubs anglais parmi les douze membres fondateurs de la Super Ligue mardi soir, un de ses hommes forts, Andrea Angelli, accuse le coup. Le président de la Juventus Turin, a admis lors d'un entretien donné à l'agence Reuters ce mercredi que le projet de cette nouvelle compétition de clubs ne pourrait se poursuivre en l'état. Interrogé sur la poursuite de cette nouvelle épreuve malgré l'absence du "Big 6" de la Premier League, Agnelli a répondu : "Pour être franc et honnête, non, cela ne pourra évidemment pas être possible".

La Super Ligue avait pourtant communiqué officiellement dans la nuit de mardi à mercredi son désir de poursuivre son aventure avec les six clubs restants, parmi lesquels la Juve. "Au vu des circonstances, nous allons reconsidérer les mesures nécessaires pour remodeler ce projet, en ayant toujours en tête d'offrir aux fans la meilleure expérience possible et renforcer la solidarité de la communauté footballistique" avait-elle assuré. Ce vœu devrait rester lettre morte, à en croire les déclarations d'Andrea Agnelli.

A lire et écouter : Le président de la Juventus de Turin, principal artisan du projet, jette l'éponge

Agnelli reste "convaincu par la beauté du projet" Super Ligue

Les dernières heures n'ont pas été de tout repos pour Andrea Agnelli, un des porte-voix du projet Super Ligue. Interrogé par la Repubblica (journal dont sa famille est un des principaux actionnaires) pour son édition de ce mercredi, le dirigeant italien avait scandé haut et fort sa conviction de voir la compétition débuter. "Entre nos clubs, il y a un pacte de sang. On va avancer. Le projet a 100 % de chances de succès." Ces quelques mots, délivrés mardi après-midi, ont bien mal vieillis. "Je reste convaincu par la beauté de notre projet, de sa valeur et qu'il aurait pu développer pour toute la pyramide du football, assure-t-il ce mercredi à Reuters. Cela aurait été la création de la meilleure compétition au monde.

Si les six formations restantes n'ont pas encore acté leur éloignement avec la Super Ligue, l'affaire n'était qu'une question de temps pour l'Inter Milan selon l'agence de presse italienne ANSA. Les trois clubs espagnols, le FC Barcelone, l'Atlético de Madrid et le Real Madrid dont le président Florentino Pérez est aussi celui de la Super Ligue, n'ont pas encore réagi. Mais l'arrêt de mort de cette épreuve semble bien signé. "Je ne pense pas que notre industrie soit particulièrement sincère, digne de confiance ou fiable en général" s'est lamenté Agnelli.

Comble de l'ironie, sa Juventus joue ce mercredi soir un match capital face à Parme en Serie A (20h45) pour rester dans la course à la qualification pour la prochaine Ligue des champions.
 

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