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Le nouveau défi bleu au Mondial

Comme chaque année depuis son retour dans l'élite en 2007, l'équipe de France de hockey-sur-glace doit réaliser des exploits pour se maintenir parmi les 16 meilleurs dans ce Mondial, qui débute vendredi. Un challenge encore plus dur dans le groupe du Canada, champion olympique mais privé de Crosby, des Etats-Unis, vice-champions olympiques, ou encore de la Finlande, tenante du titre. La Suisse, la Biélorussie, le Kazakhstan et la Slovaquie complètent le groupe.
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France Télévisions
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La joie des hockeyeurs français

Les Mondiaux de hockey-sur-glace, chaque année, c'est un peu la roulette russe. Disputés au moment des play-offs de la NHL, ils dépendent toujours des équipes encore en lice aux Etats-Unis, et aussi du bon-vouloir des joueurs. Champion olympique en titre, le Canada ne pourra pas compter sur sa star et le meilleur joueur du monde, Sydney Crosby, qui a préféré ne pas faire le voyage pour ménager un physique qui a donné bien des soucis au joueurs des Penguins. Ce ne sera pas le seul.

Du coup, il est bien difficile d'installer une hiérarchie bien claire à l'aube du début de ce Mondial, organisé conjointement par la Finlande et la Suède. Bien évidemment, les deux organisateurs feront parti des favoris, eux qui étaient finalistes de la dernière édition en Slovaquie, les Finlandais ayant conquis le deuxième titre de leur histoire. Mais jamais une équipe n'a conservé sa couronné depuis l'URSS en 1986. Bien sûr, même bon nombre de leurs talents de NHL, Canadiens, Américains et Russes (champions du monde 2008 et 2009) joueront également un rôle majeur, sans oublier les Tchèques, champions du monde en 2010 et en bronze en 2011, sans le mythique Jaromir Jagr, pourtant éliminé avec Pittsburgh dès le 1er tour des play-offs.

Objectif maintien pour la France

Et la France dans tout ça ? Comme chaque année, elle n'aura pas le droit à l'erreur, et devra remporter les matches cruciaux sans pour autant délaisser les duels avec les favoris, ni y laisser trop d'énergie. Avec les Etats-Unis (1ers adversaire ce matin à 11h), les Canadiens, et les Finlandais, ce sont trois monstres qui s'avancent. La victoire contre eux tiendrait du miracle, mais les Français en sont capables, eux qui ne s'étaient inclinés que (3-2) contre les USA l'an dernier. Restent la Suisse, victorieuse des Bleus en prolongation (1-0) en 2011, la Biélorussie, que les Bleus ont battue aussi en prolongation (2-1) l'an dernier, le Kazakhstan, qui avait écarté les Bleus de la qualification olympique pour les JO-2010, et la Slovaquie, que la France n'a plus battue lors des cinq derniers matches (le dernier remontant à 2008).

Pour parvenir à se maintenir dans l'élite pour la cinquième année de suite, la France dispose de quelques atouts. Dans les buts, Cristobal Huet et Fabrice Lhenry peuvent se révéler des remparts infranchissables. La défense sera la clé des futurs succès, et jamais sans doute les Bleus n'ont paru aussi forts. Bellemare, en Suède, Auvitu, en Finlande, Da Costa, à Ottawa, ou Huet en Suisse, beaucoup évoluent dans de très bons championnats, et ont brillé durant la saison. Douzième en 2011, la France veut éviter la dernière place du groupe, synonyme de relégation. Avec une préparation ponctuée par deux victoires pour quatre défaites (Lettonie, Italie, Norvège), les hommes de Dave Henderson n'ont pas fait le plein de confiance. Mais ils peuvent ambitionner d'intégrer le Top 10 mondial, sachant que les neuf premiers du Mondial gagneront leur ticket pour les Jeux Olympiques de Sotchi, en 2014. Absente des JO en 2006 et 2010, c'est une occasion de rêve pour l'équipe de France. Car sinon, pour les trois dernières places pour Sotchi, il faudra en passer par trois tournois de qualification.

Le programme

Phase de groupes (du 4 au 15 mai):
Le groupe "Helsinki": Finlande, Canada, Etats-Unis, Suisse, Slovaquie, France, Belarus et Kazakhstan.
Le groupe "Stockholm": Suède, Russie, République tchèque, Allemagne, Norvège, Lettonie, Danemark et Italie.
Programme de la France: USA (4 mai), Kazakhstan (6 mai), Canada (7 mai), Finlande (10 mai), Suisse (12 mai), Biélorussie (14 mai), Slovaquie (15 mai).
Les quatre premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale. Le dernier de chaque groupe sera relégué en Division inférieure.
Quarts de finale: 17 mai (à Stockholm et Helsinki)
Demi-finale: 19 mai (à Helsinki)
Finale: 20 mai (à Helsinki)

La composition du groupe français

. Gardiens de but: Cristobal Huet (Fribourg/SUI), Fabrice Lhenry (Rouen), Florian Hardy (Chamonix)
. Défenseurs: Baptiste Amar (Grenoble), Yohann Auvitu (Jyvaskyla/FIN), Vincent Bachet (Amiens), Nicolas Besch (Cracovie, POL), Kévin Hecquefeuille (Genève/SUI), Antonin Manavian (Rouen), Maxime Moisand (Odense/DEN), Alexandre Rouleau (Grenoble).
. Attaquants : Pierre-Edouard Bellemare (Skelleftea/SUE), Charles Bertrand (Lukko Rauma/FIN), Stéphane Da Costa (Ottawa/LNH/CAN), Teddy Da Costa (Tychy/POL), Julien Desrosiers (Rouen), Damien Fleury (Timra/SWE), Anthony Guttig (Dijon), Brian Henderson (Angers), Loïc Lamperier (Rouen), Laurent Meunier (Straubing/GER), Damien Raux (Angers), Antoine Roussel (Chicago/USA), Sacha Treille (Sparta Prague/CZE), Yorick Treille (Sparta Prague/CZE).

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