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La Juventus a limogé Maurizio Sarri

Moins de 24 heures après l'élimination de la Juventus Turin de la Ligue des champions, au profit de l'Olympique lyonnais, le club italien s'est séparé de son entraîneur Maurizio Sarri, arrivé en 2019, selon des sources parues dans les médias italiens, et confirmées ensuite par Sky Sports News. Les noms d'Inzaghi, Zidane, Pochettino ou Allegri circulent déjà comme éventuels remplaçants.
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France Télévisions
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L'entraîneur italien de la Juventus, Maurizio Sarri, à Turin, le 7 août 2020.
 (MIGUEL MEDINA / AFP)

"Interdit de se rater !", titrait vendredi le quotidien sportif turinois Tuttosport. Mais la Juve s'est ratée et les critiques n'ont pas fini de tomber, notamment à l'encontre de l'entraîneur italien Maurizio Sarri. D'ailleurs, moins de 24 heures après l'élimination de la Juventus Turin de la Ligue des champions, malgré sa victoire hier soir face à l'Olympique lyonnais, plusieurs médias italien affirmaient son départ, une information ensuite confirmée par Sky Sports News.

Cette élimination est un véritable échec pour la Juventus et surtout pour son entraîneur Maurizio Sarri : au lendemain de l'élimination du club turinois par Lyon en Ligue des champions, le technicien italien se retrouve en première ligne pour répondre d'une saison globalement insuffisante. Un an après être sortie dès les quarts de finale, la "Vieille Dame" regardera de loin le "Final 8" de Lisbonne mais l'élimination de cette saison est plus embarrassante encore que celle de l'an dernier.

Elle arrive un tour plus tôt et, sans manquer de respect à l'OL, les observateurs italiens n'y voient pas les mêmes qualités qu'à l'Ajax Amsterdam de l'an dernier et n'imaginent aucun joueur lyonnais partir comme De Jong ou De Ligt à Barcelone ou à la Juve pour plus de 70 millions d'euros.

Résultat à la baisse

Le premier visé après ce fiasco est donc Maurizio Sarri, venu pour ajouter une touche d'esthétisme à une équipe qui gagnait toujours mais séduisait rarement. Le contrat n'a pas été rempli, avec un jeu collectif souffreteux toute la saison et, surtout, des résultats à la baisse, avec cette élimination précoce en C1, deux défaites en finale de Coupe et en Supercoupe et un scudetto décroché du bout des doigts au terme d'un championnat conclu à un rythme de promu en souffrance.

Après le match vendredi, Sarri a parlé, outre de l'arbitrage, d'un "excellent match" et d'un hypothétique "classement de la C1", dont la Juve serait "première ou deuxième avec six victoires, un nul et une défaite". Autant de déclarations interprétées samedi comme un manque de lucidité, voire comme l'inadaptation d'un homme à un contexte. "Sarri Out !", titre donc Tuttosport, reprenant le hashtag qui sur Twitter a accompagné toute cette saison le technicien toscan, guère aimé des supporters bianconeri.

Inzaghi, Zidane, Pochettino ou Allegri pour le remplacer ?

Le Corriere dello Sport passe lui au français pour dire "Adieu Maurizio" et la Gazzetta titre sur une "Nuit Noire" et cite dès sa Une les noms de Simone Inzaghi et Zinedine Zidane comme possibles successeurs, Mauricio Pochettino et Massimiliano Allegri étant d'autres options. "Un projet ne peut pas dépendre d'un seul match mais si la direction n'est pas convaincue à 100%, elle ne doit pas s'obstiner", estime également le quotidien aux pages roses.

Cet avis fait écho aux déclarations post-match du président de la Juventus Andrea Agnelli, pas particulièrement rassurantes pour Sarri. "Le bilan est aigre-doux. Ca a été une saison très difficile et nous avons obtenu un superbe résultat en remportant un neuvième championnat d'affilée", a-t-il d'abord dit. "En Ligue des champions, c'est en revanche décevant. Ca l'est pour nous, pour les joueurs et pour les tifosi. On va prendre notre temps et nous allons réfléchir à comment affronter la prochaine saison avec un enthousiasme renouvelé, qui doit nous permettre d'ambitionner toujours de gagner toutes les compétitions auxquelles nous participons", a-t-il ajouté.

La Ligue des champions pas un rêve mais un objectif pour la Juve

Le dirigeant turinois a aussi rappelé que la Ligue des champions n'était plus un rêve mais un objectif et il est bien évident que quand il a recruté Cristiano Ronaldo, le plan n'était pas d'empiler les scudetti et de tomber avant la haute altitude face à l'Ajax ou à l'OL. Economiquement non plus, l'élimination n'est pas une bonne nouvelle pour la Juventus, dont les comptes restent alourdis par l'opération Ronaldo, et dont l'effectif aurait besoin d'un rajeunissement.

Cette dernière obligation ne concerne pas le Portugais (35 ans), irréprochable et auteur de l'intégralité des sept buts inscrits par la Juve en phase à élimination directe depuis son arrivée. Le quintuple Ballon d'Or a dit qu'il resterait et son président l'a répété vendredi en le présentant comme "un pilier de la Juventus". Le pilier est solide mais il y a de gros travaux de reconstruction autour.

Avec AFP.

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