Championnats d'Europe de judo : ce qu'il faut savoir sur la compétition

Les championnats d’Europe de judo débutent ce vendredi à Lisbonne (Portugal).
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France Télévisions
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Audrey Tcheuméo lors du Grand Slam Paris, le 9 février 2020. (PHILIPPE MILLEREAU / KMSP)

À quelques mois des Jeux olympiques de Tokyo, les compétitions s’enchaînent pour les athlètes. Les judokas participeront ainsi aux championnats d’Europe du 16 au 18 avril à Lisbonne, avant d'enchaîner avec les championnats du monde (6 au 13 juin) à Budapest, et bien sûr les Jeux olympiques (24 au 31 juillet à Tokyo). Pour cette 35e édition, 18 tricolores hommes et femmes seront présents. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette compétition.

• Riner et Agbegnenou, les grands absents

Un seul objectif, Tokyo. Il y a une semaine, Larbi Benboudaoud, directeur de la haute performance de la Fédération française de judo (FFJudo), annonçait que le double champion olympique Teddy Riner ne participerait à aucune compétition avant l’échéance de Tokyo. Il s'explique : "Ça reste des championnats d’Europe, mais c’est un objectif intermédiaire. Le principal reste les Jeux olympiques de Tokyo."

Le décuple champion du monde (huit fois en +100kg et deux fois en toutes catégories) compte bien décrocher un troisième sacre historique dans la capitale nippone. Confiant, Riner avait renoué avec la victoire en janvier lors du Masters de Doha pour son retour en compétition internationale.

Déjà qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo, Clarisse Agbegnenou manquera elle aussi ces championnats d'Europe à Lisbonne. En pleine préparation olympique, la candidate au rôle de porte drapeau participera tout de même aux Mondiaux en Hongrie (6-13 juin). Une compétition qui permettra à la quadruple championne du monde de passer à cinq titres planétaires et de ne pas abandonner son dossard rouge de leader mondial. 

• La dernière place pour Tokyo à décrocher chez les filles en -70kg

La liste des athlètes féminines sélectionnées pour participer aux Jeux olympiques a d’ores et déjà été dévoilée. Mais concernant la catégorie moins de 70kg, tout reste à faire, puisqu’il faudra départager la numéro 1 mondiale Marie-Eve Gahié et la numéro 2, Margaux Pinot. Une décision qui sera prise par l’encadrement tricolore, à l’issue de ces championnats d’Europe. Un choix qui s’avère déjà compliqué pour Larbi Benboudaoud. "On a des problèmes de riches chez les filles. Donc quoi qu’il arrive, ça va être très dur de prendre une décision et de l'annoncer à l'une des deux. Car elles n’auront pas démérité", nous résume-t-il.

Concernant les autres Françaises en lice, la quadruple championne d’Europe, Audrey Tcheuméo (-78kg) sera à la conquête d’un cinquième sacre. Dans la même catégorie, Fanny Estelle Posvite, déjà médaillée de bronze en 2016, visera plus haut cette année. Amandine Buchard (-52kg) et Sarah-Léonie Cysique (-57kg), elles aussi médaillées d’argent et de bronze lors d’une compétition européenne, auront à cœur de ramener l’or cette fois-ci. Léa Fontaine ainsi qu’Anne M’Baïro tenteront d’aller chercher le premier titre européen dans la catégorie des plus de 78kg. Tout comme Mélanie Clément chez les moins de 48kg.

• Les Français toujours sous pression

Du côté des hommes, le doute plane encore. À trois mois et demi des JO, la liste des judokas sélectionnés n’a toujours pas été communiquée. Les neuf Français présents, toutes catégories confondues, devront donc se démarquer pour espérer décrocher leur billet pour Tokyo.

À l'exception de Walide Khyar, champion d'Europe 2016, Cyrille Maret, deux fois vice champion d'Europe et trois fois médaillé de bronze et Alexandre Iddir, également médaillé de bronze, tous les autres judokas seront en quête d'une première médaille européenne. 

Dans la catégorie des moins de 80kg, la Fédération fait face à un autre problème : les deux premiers Français sont 38e et 47e mondiaux et ne sont pas sélectionnables pour l'instant. En revanche, chez les moins de 73kg, Guillaume Chaine, classé 26e, peut potentiellement se qualifier pour les JO.
 

• Le cauchemar de Tbilissi à effacer pour les Bleus

Comme toute compétition depuis le début de la crise sanitaire, les athlètes et leurs accompagnants devront se soumettre à un protocole sanitaire strict afin de limiter les risques. Tests PCR réguliers, bulle sanitaire, tout a été mis en œuvre par les organisateurs afin que la compétition se déroule pour le mieux. 

Si les athlètes sont désormais habitués à toutes ces procédures, les Français devront être d'autant plus vigilants. En mars dernier, lors du "Grand Slam Tbilissi" en Géorgie, tous les Tricolores avaient dû être rapatriés. La raison : trois cas positifs dans le clan des Bleus. Contrainte de se retirer du tournoi, la France avait donc manqué un événement majeur pour la qualification aux Jeux olympiques. 

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