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Sotchi : des sportifs russes étaient-ils dopés au xénon?

Dans un reportage diffusé lundi soir, la télévision allemande WDR, a affirmé que certains athlètes russes de haut niveau avaient eu recours au gaz xénon pour améliorer leurs performances. Et ce depuis les jeux Olympiques de 2004 à Athènes et jusqu'aux récents JO d'hiver de Sotchi...
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Phil Noble Reuters)

"Le xénon n'est pas un gaz illégal"
s'est défendu Vladimir Uiba, le patron de l'Agence fédérale russe de
biomédecine selon des agences de presse russes. "Nous avons pour principe
de ne pas utiliser ce qui est interdit par l'agence mondiale antidopag
e"
a-t-il dit avant d'apporter cette précision : "Il est possible que
nos sportifs aient eu recours
à des inhalateurs de xénon, mais il n'y aurait rien de mal à cela. Ce n'est pas
illégal, ce n'est pas destructeur et cela ne provoque pas d'effets
secondaires".

"Même les enfants de maternelle comprennent que c'est du dopage" 

Mais l'inhalation de xénon
favorise la production naturelle d'érythropoïétine, et l'EPO, dans
les sports d'endurance,  on n'a encore rien trouvé de mieux. Là il s'agit de respirer un mélange gazeux d'oxygène
et de xénon dans des proportions appropriées pour booster la production d'érythropoïétine de l'organisme, un peu comme un stage en
altitude version XXL et sans bouger de chez soi 
indique le docteur Jean-Pierre de Mondenard, un spécialiste de la lutte
anti-dopage : "Même les
enfants de maternelle, ils comprennent que c'est du dopage. C'est quand même
artificiel. Dans le code mondial antidopage, il est bien spécifié que toutes les
manipulations sanguines sont interdites".

Et cette technique est indétectable lors d'un contrôle puisque dans le cas présent, l'EPO n'est pas ajouté en microdoses avec des
piqures successives mais fabriqué directement par l'organisme du sportif.   

 

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