Violences sexuelles dans le sport : "J'ai bon espoir que cette cause devienne cause nationale" affirme Catherine Moyon de Baecque

L'ancienne lanceuse de marteau s'est déclaée totalement aux côtés de la ministre des Sports Roxana Maracineanu : "Je sens que c'est une femme engagée, elle est courageuse."

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, lors d\'une conférence de presse à Paris, le 3 février 2020. 
La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, lors d'une conférence de presse à Paris, le 3 février 2020.  (BERTRAND GUAY / AFP)

"J'ai bon espoir que cette cause devienne cause nationale", a déclaré vendredi 21 février sur franceinfo Catherine Moyon de Bæcque, une des premières sportives à avoir dénoncé publiquement les violences sexuelles dans le sport. Elle réagissait au plan de lutte de la ministre de sport. Elle souhaite que tout l'État s'engage dans ce combat. "Le plus haut niveau de l'état, c'est le président de la République aussi", martèle-t-elle.

"Nous sommes tous concernés et tous un peu responsables aussi pour que demain soit meilleur, plus humain au niveau du sport français", a-t-elle assuré. Selon elle, "dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 la France pourrait s'ennoblir et être un exemple par rapport aux autres pays du monde, de montrer que pour la première fois de vraies mesures concrètes sont appliquées."

Valoriser l'éducation, l'éthique et l'humanisme

"Nous avons un formidable espoir, à partir de cette journée historique, qui n'est que le début, de proposer un nouveau modèle. Un nouveau modèle au cœur duquel l'éducation, l'éthique et l'humanisme seront valorisés. Gagnons sur cette cause nationale, nous avons les armes pour gagner."

L'ancienne lanceuse de marteau est entièrement aux côtés de Roxana Maracineanu."Je sens que c'est une femme engagée, elle est courageuse, et donc je lui apporte tout mon soutien. Comme le soutien que j'apporte aux victimes, à leurs familles et à tous ceux qui veulent faire bouger les lignes, éradiquer ce fléau", a-t-elle déclaré.