"Santé, circulation, pollution" : des associations dénoncent les conséquences écologiques des chantiers des JO 2024 en Seine-Saint-Denis

Des associations manifestent leur mécontentement contre les nombreux chantiers prévus dans ce département francilien pour accueillir les Jeux olympiques dans trois ans. Reportage dans le quartier Pleyel de Saint-Denis. 

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Radio France
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Lors d'une manifestation contre les Jeux olympiques 2024, le 17 avril 2021. Photo d'illustration. (OLIVIER DONNARS / LE PICTORIUM / MAXPPP)

La capitale et sa banlieue se transforment à trois ans des Jeux olympiques de 2024. De nouveaux bâtiments sont inaugurés comme le Grand Palais éphémère dans le 7e arrondissement de Paris. D'autres constructions sont en cours ou doivent bientôt débuter, comme le village olympique et celui des médias. La plupart de ces chantiers vont transformer le département de Seine-Saint-Denis, et plusieurs associations manifestent régulièrement pour dénoncer les conséquences écologiques de ces travaux.

Sous la surveillance de trois véhicules de CRS, une petite centaine de manifestants est regroupée devant une bouche de métro dans le quartier Pleyel de Saint-Denis. Cécile Gintrac distribue un tract intitulé : "Le Toxic Tour Village Olympique : la pollution en héritage, c'est non !" Elle est géographe de profession et membre du comité de vigilance des Jeux olympiques dans cette ville de la banlieue parisienne. "Nous sommes dans le quartier Pleyel qui va être totalement reconfiguré. Il y a la tour Pleyel qui va devenir un hôtel quatre étoiles et dans ce quartier vous allez avoir pas un mais au moins quatre ou cinq grands projets énormes qui vont complètement reconfigurer ce quartier." Pour la militante, ces projets "vont poser des gros problèmes de circulation que probablement les institutions ne mesurent même pas elles-mêmes. On risque de se retrouver dans une situation extrêmement difficile en termes de santé, de circulation et de pollution."

Des projets jugés "anti-démocratiques" par leurs détracteurs

Les chantiers du quartier sont nombreux : la gare du Grand Paris express, le quartier d'affaires Les Lumières Pleyel, un centre des congrès, le Village olympique et un échangeur autoroutier. Frédéric Vial est le cofondateur de "Non aux JO de Paris 2024". Il s'oppose aux Jeux depuis 2017 pour de nombreuses raisons, en plus des raisons écologiques. "Une fois qu’on déroule le fil, on se rend compte que les Jeux olympique sont l’occasion d’accélèrer tout un tas de projets qui sont anti-démocratiques", explique Frédéric Vial. 

"ces projets sont beaucoup plus en direction de la satisfaction de sponsors ou d’agents économiques comme le BTP et pas du tout dans la recherche de la satisfaction des populations, dénonce-t-ilEn même temps, on s’aperçoit aussi que les Jeux olympique c’est l’occasion d’accélérer le processus de surveillance globale avec par exemple la reconnaissance faciale”, poursuit le militant. Le collectif d'associations assure être en contact avec d'autres mouvements anti-JO à Milan 2026 et Los Angeles 2028.

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