Paris 2024 : "Qu'aujourd'hui le breakdance intègre les JO, c'est vraiment exceptionnel", se réjouit un B-Boy

Né dans les ghettos new-yorkais, le breakdance va sans doute changer de galaxie dans les prochaines années. Début décembre, le Comité International Olympique va décider si la discipline rentre au programme des Jeux olympiques de Paris 2024. Un grand espoir pour les professionnels.

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Le breakdance, une discipline sportive qui chorégraphie des mouvements de gymnastique (photo d'illustration). (BERTRAM MALGAS / MAXPPP)

Tous les meilleurs spécialistes du breakdance, cette discipline qui chorégraphie des mouvements de gymnastique en alternant danse debout et sol, étaient réunis samedi 28 novembre en Autriche à l’occasion de la finale de la Red Bull BC One, la plus importante compétition du genre. Deux danseurs, Pac Pac et Kami, représentaient les chances tricolores à ce qui équivaut aux championnats du monde de la discipline.

Yannis alias Pac Pac sur scène, a découvert le breakdance à l’âge de 6 ans à Lyon. Il est aujourd’hui un sportif de haut-niveau. "J'ai été très jeune passionné par cette discipline qui est aujourd'hui mon métier. C'est une danse où on peut vraiment s'exprimer. Ca vient de la rue. Et qu'aujourd'hui ça intègre les JO, c'est vraiment exceptionnel", se réjouit-t-il. Le Comité international olympique donnera en effet son feu vert dans une dizaine de jours sans grand suspense à la reconnaissance du breakdance comme un sport à part entière pour les Jeux de Paris 2024.  

Kami est devenue professionnelle sur le tard avoir s’être essayé au breakdance à l’âge de 26 ans. La B-Girl, c'est le nom donné aux danseuses (B-Boy pour les hommes), se rêve déjà en athlète olympique. "Pour l'instant, je fais partie des athlètes référencées athlète de haut niveau par rapport justement à Paris 2024, explique-t-elle. J'espère tenir jusque là. Ca serait vraiment incroyable."  

Le breakdance aux Jeux est une évidence pour les deux jeunes danseurs et chorégraphes. C'est aussi un espoir de reconnaissance pour la discipline encore méconnue ou plutôt mal connue. "Les jeunes vont voir ça, ils vont se dire : 'c'est trop bien. Je veux faire ça aussi'", espère Pac Pac.

"C'est une belle opportunité pour un art de rue de pouvoir s'exprimer et de faire des compétitions."

Yannis alias Pac Pac, sportif professionnel de breakdance

à franceinfo

Rentrer dans la cour des grands sports olympiques, ce n'est pas seulement une question de reconnaissance ou de médiatisation pour Kami : "Ça va permettre aussi aux jeunes peut-être d'avoir plus de suivi, ne serait-ce qu'au niveau médical. C'est un peu compliqué des fois d'expliquer tout simplement à nos kinés qui ne connaissent pas trop la discipline comment guérir, tout simplement. Ca va aussi permettre la professionnalisation de certaines personnes qui vont pouvoir vivre de leur passion." Et pour faire taire les sceptiques qui ne voient pas bien ce que le breakdance ferait dans une enceinte olympique, Kami rappelle les efforts physiques consentis : 6 heures d'entraînement par jour.

Rencontre avec deux athlètes français de breakdance, une discipline bientôt olympique. Un reportage de Jérôme Val.
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