Paris 2024 : Bernard Thibault appelle à des changements dans certains secteurs pour créer les emplois cruciaux aux JO

L'ex-secrétaire général de la CGT a pointé du doigt quatre secteurs professionnels "sous tension" qui doivent être améliorés d'un point de vue social.

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La maire de Paris Anne Hidalgo, le présidente du COJO Paris 2024 Tony Estanguet, la ministre des Sports Roxana Maracineanu, et la présidente du CNO France Brigitte Henriques avec le drapeau olympique des Jeux Olympiques, le 9 août 2021, à Paris. (AGENCE KMSP / AFP)

Après les travaux de grande ampleur du côté des transports parisiens, c'est au tour du secteur professionnel de faire le grand ménage pour Paris 2024. Bernard Thibault, ex-secrétaire général de la CGT qui siège au comité d'organisation des JO de Paris, a lancé, jeudi 30 septembre, un appel aux branches professionnelles pour remédier aux tensions dans des métiers qui seront cruciaux pour la préparation et l'accueil des JO en France.

"Il se trouve que les emplois dont nous avons besoin pour les Jeux se situent pour une bonne part dans des filières professionnelles dites aujourd'hui 'sous tension'", a-t-il observé à l'occasion d'un forum sur les opportunités économiques des JO de Paris 2024.

Un "plan social" à améliorer dans certains métiers

"Donc je fais un appel à ce qu'un certain nombre de choses changent dans certaines branches professionnelles sur le plan social", a-t-il lancé, citant l'hôtellerie-restauration, la construction, la sécurité privée, le transport routier de marchandises.

"Sinon ces opportunités d'emploi ne se concrétiseront pas", a-t-il ajouté. "Une des solutions, c'est de se pencher sur les conditions sociales dans lesquelles ces métiers sont exercés", citant "rémunération" et "horaires de travail", a-t-il poursuivi aux côtés du président du Comité d'organisation, Tony Estanguet, au siège à Saint-Denis.

Il a aussi rappelé qu'une "charte sociale" était mise en place spécifiquement pour les JO. "Jamais dans l'histoire des Jeux olympiques n'avaient été intégrés des objectifs sociaux" pour les travailleurs et salariés préparant les JO, a-t-il expliqué.

Un besoin de 150 000 emplois supplémentaires pour les JO

D'après une étude publiée en 2019, les besoins en emplois pour les JO avaient été évalués à 150 000. Michel Cadot, délégué interministériel aux JO, a insisté de son côté jeudi sur le fait que le maximum d'emplois soient "pérennes et durables" et "inscrits dans un vrai parcours professionnel".

Le président de la Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques), Nicolas Ferrand, chargé de construire les ouvrages pérennes pour les JO, a lui rappelé les objectifs de la Solideo qui s'emploie à réserver 10% des heures travaillées à des personnes éloignées de l'emploi.

Le gouvernement a récemment annoncé un plan pour essayer de remédier aux tensions sur le marché du recrutement qui touchent encore plus certains secteurs depuis la crise du Covid-19. Entre autres mesures, il mise aussi sur un renforcement de l'"attractivité des métiers" qui passe par des négociations de branches.

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