Organisation de Paris-2024 : "Tout va bien", "j'ai la conviction que le projet est plus fort", assure Tony Estanguet

Le président du comité d'organisation, Tony Estanguet, a fait un bilan d'étape, mercredi sur franceinfo, un an après l'attribution des Jeux à Paris.

Le président du comité d\'organisation de Paris-2024, Tony Estanguet.
Le président du comité d'organisation de Paris-2024, Tony Estanguet. (ERIC PIERMONT / AFP)

Un an après l'attribution à Paris des Jeux olympiques de 2024, l’organisation est en route. Et "tout va bien", si l'on en croit Tony Estanguet, président du comité d'organisation de Paris-2024, invité de franceinfo mercredi 12 septembre. "J'ai la conviction que le projet est plus fort."

franceinfo : Où en sommes-nous ?

Tony Estanguet : Tout va bien. Nous sortons d'une très belle année pour 2024, une année très intense. On a soldé avec un peu plus de 6 millions d'euros dans les caisses qu'on a reversés aux acteurs publics, c'est-à-dire 20% des subventions qui n'ont pas été utilisées, on les a reversées. C'est une rigueur budgétaire qu'on s'impose au quotidien et qu'on va continuer à s'imposer. C'est aussi ce qui a marqué cette première année de la vie du comité d'organisation puisqu'on a revu l'ensemble des sites de compétitions, la maquette budgétaire totale pour identifier tous les risques potentiels de dépassement et aujourd'hui j'ai la conviction que le projet est plus fort. On a réussi à réduire les risques potentiels et à améliorer l'expérience que vivront les athlètes et les spectateurs en 2024.

Vous êtes le garant de plusieurs promesses, un budget stable, des Jeux respectueux de l'environnement… Allez-vous les tenir ?

C'est l'ambition, je suis quelqu'un d'ambitieux, je suis un ancien athlète. J'ai la conviction que ce projet est une vraie opportunité pour ce pays, qu'on peut condenser dans Paris-2024 le meilleur de la France avec tous ses partenaires. Il y a toujours une unité autour de ce projet, les acteurs publics et je tiens à les remercier, la grande famille du sport, mais aussi les collectivités territoriales, les syndicats. On va accueillir 206 pays, ce sera le plus gros événement que la France n'a jamais organisé. Il y a de la place pour changer la donne et montrer combien cet événement peut prouver que le sport est utile à la société française.

La Seine-Saint-Denis va accueillir plusieurs épreuves et certains habitants sont inquiets. Le comprenez-vous ?

Nous avons rencontré Vigilance Paris-2024 récemment et on travaille aussi avec eux. L'enjeu c'est bien évidemment de répondre aux inquiétudes, aux préoccupations de l'ensemble de ces acteurs, ce sera difficile de contenter tout le monde, c'est sûr. Ce projet ne pourra pas tout solder, mais je crois vraiment qu'il y a de la place pour laisser une trace, montrer que le sport peut lutter contre la sédentarité et donc sur des sujets de santé publique, d'éducation, de regard sur le handicap.