"Les JO de Tokyo auront lieu en 2021 ou n'auront pas lieu", d'après un haut responsable du CIO

Pierre-Olivier Beckers, qui préside la Commission de coordination des JO de 2024, est toutefois optimiste sur la tenue des Jeux l'an prochain. 

Pierre-Olivier Beckers, président de la Commission de coordination des JO-2024, lors d\'un conférence de presse à Paris, le 19 juin 2018.
Pierre-Olivier Beckers, président de la Commission de coordination des JO-2024, lors d'un conférence de presse à Paris, le 19 juin 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)

Au moins, les choses sont claires. "Les Jeux [de Tokyo] auront lieu en 2021 ou n'auront pas lieu", a déclaré le Belge Pierre-Olivier Beckers, haut responsable du CIO, dans un entretien au journal L'Avenir, samedi 6 juin. "Il est, en effet, inenvisageable de tenir à bout de bras un tel projet plus longtemps, avec des coûts colossaux et des milliers de personnes mobilisées", a résumé celui qui préside le comité olympique belge et la Commission de coordination des JO-2024.

Aujourd'hui, tout le monde est convaincu qu'ils débuteront le 23 juillet 2021. Comme nous sommes persuadés que les Jeux se dérouleront en 2021 ou ils n'auront pas lieu.Pierre-Olivier Beckersau journal "L'Avenir"

Pierre-Olivier Beckers juge par ailleurs "indispensable de reprendre le calendrier sportif normal, afin de permettre aux grands événements de retrouver leur place". Il rappelle que les fédérations sportives ont toutes dû s'adapter et qu'on "ne peut pas concevoir pareil chamboulement une seconde fois". La décision finale devrait être "prise au printemps si des questions subsistent encore", ajoute Pierre-Olivier Beckers, tout en disant "optimiste" sur une tenue des Jeux et en rejetant l'option d'une compétition à huis clos.

Il a également évoqué l'édition 2024 prévue en France, souhaitant que le rendez-vous parisien "soit différent". "Nous tenons à organiser des Jeux responsables sur le plan économique, des Jeux solidaires, inclusifs, durables et utiles pour la société." Pierre-Olivier Beckers veut notamment que les Jeux "s'adaptent aux besoins des villes, des pays, et plus l'inverse" et entend lutter "contre le gigantisme" des éditions passées.