"La Marseillaise" dans tous les championnats de France : l'idée de Laura Flessel pour "se réapproprier notre fibre citoyenne"

La ministre des Sports suggère aux fédérations sportives d'ouvrir les compétitions, toutes catégories d'âge confondues, par l'hymne national.

La ministre des Sports Laura Flessel, en octobre 2017
La ministre des Sports Laura Flessel, en octobre 2017 (NICOLAS ASFOURI / AFP)
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Fabrice RigobertJulien LangletRadio France

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"La Marseillaise" en ouverture de toutes les épreuves inscrites dans le cadre de championnats de France : c'est, en substance, ce que suggère Laura Flessel, la ministre des Sports, dans une lettre adressé aux présidents de fédérations sportives, et co-signée par le président du Comité national olympique et sportif français, Denis Masseglia, et la présidente du Comité paralympique et sportif français, Emmanuelle Assmann.

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"Aujourd’hui, on chante La Marseillaise sur les phases finales, souligne la ministre. L’idée, en vue [des Jeux olympiques] de 2024, c’est aussi de se réapproprier notre fibre citoyenne, patriotique, et républicaine, pour que nos jeunes entendent La Marseillaise au démarrage des compétitions."

Laura Flessel sur "La Marseillaise" : "Moi, je chante faux, mais ça véhicule des valeurs de réussite" - recueilli par Julien Langlet
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Ainsi, il appartiendra également aux fédérations de faire apprendre La Marseillaise aux plus jeunes sportifs, afin qu'ils soient à même de la chanter lors de leur première compétition, en mettant en place un dispositif qui permette de comprendre le sens et les valeurs véhiculées par le texte. "Un jeune peut ne jamais devenir champion, mais il sera toujours Français, insiste Laura Flessel. C’est une opportunité que de donner cette chance de pouvoir être fier de son maillot, de son drapeau."

On a tendance à ne penser à 'La Marseillaise' qu’en cas de victoire, moi je pense à la France en permanence.

Laura Flessel, ministre des Sports

à franceinfo

La mise en œuvre de cette proposition est encore assez floue. Le ministère indique qu'il n'est pas question que chaque rencontre du Top 14 de rugby, par exemple, soit précédée par l'hymne national, pas plus qu'en Ligue 1 de football. Chaque fédération aura la liberté de proposer un champ d'application.

Les fédérations, justement, ne sont évidemment pas opposées au principe, aux valeurs qui doivent être véhiculées. Mais elles s'interrogent tout de même sur la pertinence de confier aux entraîneurs la mission d'apprendre La Marseillaise aux enfants qu'ils sont censés entraîner, soulignant qu'il s'agit d'une mission de l'éducation nationale.