JO de Paris 2024 : Tahiti, candidate pour accueillir les épreuves de surf

Cinq sites sont en compétition, dont Tahiti, à 15 700 km de Paris.

Un surfeur sur la vague géante Teahupoo à Tahiti, en septembre 2014.
Un surfeur sur la vague géante Teahupoo à Tahiti, en septembre 2014. (GREGORY BOISSY / AFP)

Dans cinq ans, la capitale française accueillera les meilleurs sportifs de la planète. Les Jeux olympiques 2024 se dérouleront à Paris... En partie ! Car certaines épreuves vont devoir être délocalisées, et c'est assez logique : la voile aura lieu, par exemple, à Marseille.

Les épreuves de surf vont également devoir se dérouler ailleurs qu'à Paris. Mardi 16 juillet, on a appris le nom des cinq candidats pour les accueillir : La Torche (Finistère), Lacanau (Gironde), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), une candidature commune Hossegor-Capbreton-Seignosse dans le sud des Landes, et enfin Tahiti (Polynésie française).

Un argument de taille : la vague Teahupoo

Pour convaincre le comité d’organisation, les Polynésiens ont vendu la carte postale : les lagons, les eaux turquoise, mais aussi le monstre Teahupoo. C'est une vague géante, très connue par les surfeurs, qui peut atteindre les 15 mètres de haut. La surfeuse basque Lee-An Curren s’y est déjà frottée : "C'est une des plus belles vagues du monde. Très difficile, et un peu dangereuse. Ça fait peur, ça procure beaucoup d'adrénaline... Et de bonheur, une fois qu'on en est sorti sans se faire mal !".

Une vague tellement impressionnante que les femmes ne la surfent pas en compétition. Tahiti a d'ailleurs déposé une candidature pour un deuxième site, Parpara, au cas où le comité d’organisation la juge trop dangereuse.

Des épreuves à 15 700 kilomètres de la Tour Eiffel ?

Autre problème, et non des moindres : la distance. "Au départ, c'était juste un rêve !", reconnaît Lionel Teihotu, le président de la fédération tahitienne de surf. "Délocaliser tout un évènement à 12 heures de décalage horaire de Paris, ça nous semblait un peu complexe". Et le président du Comité international olympique Thomas Bach est bien d'accord avec lui. Il a déjà dit qu'il préférerait un site plus proche du cœur des Jeux.

Mais pour Lionel Teihotu, le symbole serait beau. "C'est surtout donner une chance aux Outre-mer, et montrer les atouts que la France possède, au travers de ses villes et de ses pays ultra-marins", explique le patron de la fédération tahitienne de surf. Les cinq sites candidats recevront, courant août, la visite des équipes de Paris 2024. La décision définitive devrait être rendue en début d’année prochaine.