JO 2024 : la justice autorise la reprise des travaux d'une piscine d'entraînement à Aubervilliers

Le 20 septembre dernier, la justice avait suspendu le permis de construire de cette piscine qui fait partie du centre aquatique prévu à Aubervilliers.

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Un groupe avait occupé les jardins des Vertus à Aubervilliers, là où doit se construire quelques infrastructures dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024. (ANTOINE MERMET / HANS LUCAS / AFP)

La cour administrative d'appel de Paris a levé mardi 23 novembre la suspension du permis de construire d'une piscine d'entraînement pour les Jeux olympiques de 2024 à Aubervilliers, commune voisine de la capitale française, permettant "la reprise des travaux" malgré l'opposition de défenseurs de l'environnement.

"Le juge des référés a accédé à la demande de la commune d'Aubervilliers et levé les effets de la suspension qu'il avait ordonnée le 20 septembre, ainsi que l'injonction de mettre fin aux travaux concernés. Les travaux du centre aquatique peuvent donc légalement reprendre, à ce stade de la procédure contentieuse" qui doit être jugée au fond en décembre, a indiqué la cour dans un communiqué.

La Ville n'a pas pris le risque d'attendre début décembre, et l'audience au fond, pour changer son cap. Après la suspension des travaux, elle a proposé un permis de construire modificatif et des changements dans le projet, à commencer par la suppression d'un restaurant annexe à la piscine, désormais supprimé au profit d'un "espace forme et bien-être". "Je me félicite de la décision du juge des référés qui a pris en considération le sérieux de notre dossier que nous avons fait évoluer par rapport au projet initial monté par la majorité précédente", a déclaré la maire (UDI) Karine Franclet, "convaincue de la nécessité" de la piscine.

Trois jardiniers et deux associations de défense de l'environnement à l'origine du recours

Dans son ordonnance consultée par l'AFP, cette juridiction, compétente dans les contentieux liés aux JO, a considéré que la ville avait "régularisé" les points qui avaient initialement conduit à suspendre le chantier : la légalité du permis de construire, des compensations en matière d'urbanisme (plantations d'arbres notamment) et surtout la présence d'un restaurant au sein de cet équipement public, désormais transformé en "espace forme et bien-être".

Trois jardiniers et deux associations de défense de l'environnement sont à l'initiative de cette procédure d'urgence contre le projet, qui implique la destruction d'environ 4.000 m2 de parcelles de jardins ouvriers vieux d'une centaine d'année. Des centaines de personnes ont montré leur hostilité au projet en manifestant voire, pour une poignée d'entre eux, en occupant le site pendant quatre mois avant d'en être évacués.

Un coût de 33 millions d'euros

D'un montant de 33 millions d'euros, la piscine doit s'inscrire dans le calendrier olympique pour bénéficier des subventions de la Solideo (la société chargée de livrer les ouvrages pour les JO-2024), qui finance un tiers du coût du projet, et être prête à temps pour accueillir les athlètes.

Bassin d'entraînement pour les nageurs lors des JO, la piscine doit ensuite être accessible aux habitants de cette ville populaire de la Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de France. Environ 60% des enfants de ce département situé au nord-est de Paris ne savent pas nager à leur entrée en classe de 6e (autour de 11 ans), notamment faute d'infrastructures suffisantes.

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