JO 2024 à Paris : le comité d'organisation recrute deux figures syndicales pour s'assurer la paix sociale

Bernard Thibaut, ex-secrétaire général de la CGT, et Geoffroy Roux de Bézieux, numéro 2 du Medef, rejoignent le comité d'organisation des Jeux olympiques de 2024 à Paris. 

Tony Estanguet, le président du comité d\'organisation des JO de 2024 à Paris, ici lors de l\'attribution des Jeux, le 13 septembre 2017, au Pérou.
Tony Estanguet, le président du comité d'organisation des JO de 2024 à Paris, ici lors de l'attribution des Jeux, le 13 septembre 2017, au Pérou. (MARTIN BERNETTI / AFP)

Près de six mois après l'attribution à Paris des JO de 2024, son comité d'organisation (Cojo) se réunit pour la première fois vendredi 2 mars. Il dispose de six ans pour livrer à temps une compétition internationale clef en main. Pour y parvenir, son président, Tony Estanguet, met toutes les chances de son côté avec parmi ses priorités : s'assurer la paix sociale.

Le Cojo a choisi de recruter deux figures syndicales pour désamorcer des conflits potentiels sur les chantiers des sites ou des grèves dans les transports, avant et pendant les JO d'été de 2024. Ces deux "personnalités qualifées", ainsi qu'elles ont été présentées, relèvent en réalité de boucliers anti-grogne sociale.

Deux émissaires et un gendarme interne

Bernard Thibault, 59 ans, ancien secrétaire général de la CGT aura en charge le dialogue avec la base. Le chef d'entreprise Geoffroy Roux de Bézieux, actuel  numéro 2 du Medef, organisation patronale, sera l'interlocuteur privilégié des grands patrons. Il est aussi chargé d'attirer des partenaires financiers.

De son côté, le comité d'organisation devra se montrer exemplaire. Si le Cojo revêt aujourd'hui des allures de start-up avec 30 salariés, il deviendra une firme de 4 000 employés d'ici 2024. Un gendarme des rémunérations a été désigné en la personne de Jean-Paul Bailly. L'ancien PDG de la Poste définira les grilles de salaires et le montant des primes bonus.