Airbnb sponsor des JO : "C'est un mauvais signal pour les villes qui se battent contre le développement anarchique d'Airbnb", estime Ian Brossat

Pour Ian Brossat, l'adjoint à la Maire de Paris en charge du logement, le choix du CIO de faire d'Airbnb l'un des principaux sponsors des Jeux olympiques est "difficilement compréhensible".

Ian Brossat, le 4 avril 2019 à Paris.
Ian Brossat, le 4 avril 2019 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Ian Brossat, maire adjoint de Paris chargé du logement, a dénoncé lundi 18 novembre sur franceinfo la décision prise par le Comité international olympique (CIO) en faisant d'Airbnb un des principaux sponsors des Jeux olympiques jusqu'en 2028. "C'est un mauvais signal pour les villes qui se battent contre le développement anarchique d'Airbnb", a-t-il réagi. "C'est un choix qui est souverain, c'est celui du CIO mais ce choix est difficilement compréhensible au moment où beaucoup de villes, pas seulement Paris, New York, San Francisco, des villes européennes, se battent pour réguler Airbnb", a-t-il ajouté.

"Nos marges de manœuvre sont plus faibles"

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a immédiatement écrit au président du CIO Thomas Bach pour l"'alerter sur les risques et les conséquences" d'un sponsoring des JO par Airbnb : "En ce qui concerne la ville de Paris, notre détermination à lutter contre Airbnb, à faire en sorte que la plateforme se conforme à nos règles est intacte", a assuré son adjoint.

La ville de Paris avait pourtant gagné une bataille contre le groupe Total qui avait renoncé à devenir un sponsor de Paris 2024, devant les réticences de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Pour Ian Brossat, le cas Airbnb est différent : "On parle d'un partenariat plus long sur huit ans qui concerne d'autres villes que Paris. Par conséquent, nos marges de manœuvre sont plus faibles", a-t-il expliqué.