Accord CIO-Los Angeles pour les JO 2028 : "Il n'y a aucune raison pour que les Jeux n'aillent pas à Paris en 2024"

Jean-François Lamour, ancien ministre des Sports, s'est réjoui, lundi soir, de l'accord passé par la ville de Los Angeles avec le CIO pour organiser les Jeux olympiques de 2028, laissant ainsi la voie libre à la candidature de Paris en 2024.

Panneau d\'entrée du site olympique du Bourget (Seine-Saint-Denis), le 15 mai 2017.
Panneau d'entrée du site olympique du Bourget (Seine-Saint-Denis), le 15 mai 2017. (FRANCK FIFE / AFP)

La ville de Los Angeles a passé un accord avec le Comité international olympique (CIO) pour organiser les Jeux olympiques de 2028, selon un responsable municipal, lundi 31 juillet. Ce choix ouvre la voie à la tenue des JO à Paris en 2024. "Personne ne perd la face" grâce à cet accord, a estimé, lundi soir sur franceinfo, Jean-François Lamour, ancien ministre des Sports et double champion olympique de sabre.

franceinfo : Les Jeux de 2024, c'est fait ?

Jean-François Lamour : Evidemment. Il fallait trouver cet accord entre Los Angeles et le CIO. Cet accord, qui est essentiellement financier, a été trouvé. La ville de Los Angeles bénéficiera de moyens supplémentaires, car ils ont beaucoup d'équipements à construire, contrairement à Paris. Maintenant que cet obstacle a été passé, il n'y a aucune raison pour que les Jeux n'aillent pas à Paris en 2024.

Faut-il maintenir le vote du CIO à Lima le 13 septembre ?

Je pense qu'il faut quand même une certaine formalité. Le CIO vient de changer radicalement ses règles, en accordant à deux villes le soin d'organiser les Jeux. Il y a des villes qui auraient pu s'élever contre ce mode de désignation. Il faut donc, quand même, quelque chose de formel. Pour le CIO, ce congrès de Lima est aussi un moyen de redresser la tête et de dire qu'ils vont préparer les prochaines échéances. En particulier les Jeux de 2032, il y aura des candidatures et des critères différents qui vont permettre à plus de villes de candidater. La problématique, aujourd'hui, est le manque de villes candidates. Les Jeux ont un coût. S'ils doivent rester universels, il faut que les critères de désignation et le contenu des candidatures évoluent.

Diriez-vous que Los Angeles a bien manœuvré, pour obtenir de l'argent supplémentaire de la part du CIO ?

Je pense que personne ne perd la face dans cette affaire. Il est normal qu'en reculant une échéance de quatre ans pour Los Angeles, elle bénéficie d'un soutien supplémentaire. Le CIO verse une aide d'environ un milliard d'euros. Je pense que cette somme va être réévaluée pour Los Angeles. On peut donc penser que le CIO va mieux accompagner Los Angeles. Ce sera d'ailleurs peut-être un des enseignements que le CIO va tirer, pour mieux aider les villes, pour qu'elles dépensent moins, de manière plus ciblée.

"Le CIO vient de changer radicalement ses règles, en accordant à deux villes le soin d'organiser les Jeux", Jean-François Lamour
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