JO 2020 : un graphiste belge assigne le CIO en justice pour plagiat de son logo

Olivier Debie estime que le logo de Tokyo 2020 est "similaire" à celui qu'il a réalisé pour le théâtre de Liège, en Belgique.

Le graphiste Olivier Debie à son bureau de Liège (Belgique), le 30 juillet 2015.
Le graphiste Olivier Debie à son bureau de Liège (Belgique), le 30 juillet 2015. (SOPHIE KIP / BELGA / AFP)

Les explications données par le designer Kenjiro Sano, mercredi 5 août, ne l'ont pas convaincu. Le graphiste belge Olivier Debie va assigner le Comité international olympique (CIO) devant la justice belge pour faire cesser l'utilisation du logo des JO de Tokyo 2020, qu'il qualifie de plagiat.

Le designer japonais se défend

Selon lui, l'identité graphique des Jeux olympiques a été copiée sur celle qu'il a créée pour le théâtre de Liège. "Je ne suis jamais allé en Belgique, je n'ai jamais vu ce logo, a assuré mercredi Kenjiro Sano, le designer du symbole de Tokyo 2020. C'est un emblème né de mon imagination, une œuvre de ma création."

Le Japonais a expliqué sa méthode en présentant des panneaux illustrés à la presse. D'abord le point de départ, "la lettre T en police Didot", puis le cercle circonscrit qui rappelle l'image de l'emblème des JO de Tokyo en 1964, comme le noir de la barre centrale, le disque rouge, qui symbolise le drapeau du Japon, en haut à gauche, "à la place du cœur qui bat".

Des explications "pas convaincantes"

"Pas convaincant", selon Olivier Debie, qui réaffirme : "Tokyo 2020 est similaire à ma création." Les avocats du graphiste et du théâtre de Liège ont adressé vendredi une lettre de mise en demeure au CIO à Lausanne ainsi qu'au Comité olympique japonais, leur donnant une semaine pour "cesser et faire cesser directement ou indirectement toute reproduction et communication sur tout support de quelque nature qu'il soit du 'logo Tokyo 2020'".

"La première phase de la procédure judiciaire consiste à inviter le Comité international olympique à comparaître devant un tribunal civil belge", précise Olivier Debie dans un communiqué. Le graphiste assure ne pas être en mesure de déterminer "la date à laquelle les parties seront tenues de comparaître devant le juge".