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JO 2016 : si vous voyez un drapeau breton en tribune à Rio, c'est lui

Clément Berder a traversé l'Atlantique avec son drapeau breton sur les épaules. Pour soutenir sa sœur, mais aussi marquer son attachement à sa région.

Article rédigé par
Envoyé spécial à Rio de Janeiro (Brésil), - Pierre Godon
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Clément Berder présente fièrement son drapeau dans le parc olympique, à Rio de Janeiro (Brésil), le 8 août 2016. (PIERRE GODON / FRANCETV INFO)

C'est devenu un grand classique. Lors de chaque grande compétition internationale où la France est présente, un drapeau breton flotte dans les tribunes. A Rio de Janeiro, pour les Jeux olympiques, le porte-drapeau s'appelle Clément Berder. Sa sœur, l'escrimeuse Cécilia Berder, a été éliminée en quart de finale du tournoi de sabre féminin, mardi 9 août. Peu importe : Clément compte bien brandir fièrement le "Gwenn ha du" pendant toute la quinzaine.

Comme une évidence

"Je ne me suis même pas posé la question. Quand j'ai fait ma valise, j'ai pris mon drapeau breton", confie le jeune Quimpérois, qui arbore fièrement le drapeau à l'hermine sur les épaules.

Quand un Breton voit un drapeau breton dans une grande compétition, à la télévision, ça lui fait toujours un petit quelque chose.

Clément Berder, supporter breton à Rio

à francetv info

Venu avec un groupe d'une vingtaine de personnes –  de la petite nièce de 3 mois à peine à la grand-mère de 80 ans –, il suit en priorité sa sœur dans les compétitions d'escrime. Cécilia Berder, auteure d'un bon parcours en individuel avant d'être battue par la n°1 mondiale, a encore l'épreuve par équipes à disputer. Et la France dispose d'une bonne chance de médaille, dans la mesure où une autre escrimeuse, Marion Brunet, s'est hissée à la quatrième place en individuel.

Le truc infaillible pour passer les contrôles

Mais Clément a aussi en poche des tickets pour le handball et le basket, où il ne compte pas rester les mains dans les poches. "J'ai déjà brandi mon drapeau breton dans une dizaine de compétitions internationales. La dernière fois, c'était pour un Grand prix d'escrime en Belgique." Rencontre-t-on d'autres Bretons à cette occasion ? "Pas forcément des Bretons, mais des Français, oui, ça c'est sûr. La preuve, vous êtes là !"

Il y a un hic. Théoriquement, tout drapeau autre que celui d'un pays en compétition est interdit sur les sites olympiques. A quelques exceptions près, comme pour l'Ecosse. "Je l'enroule autour de ma ceinture, et ça passe le contrôle sans problème. Les volontaires ne palpent pas", explique Clément.

De toute façon, je ne suis pas sûr que les Brésiliens sachent ce qu'est la Bretagne ! Le drapeau tibétain, oui, ça créerait des problèmes. Mais le drapeau breton...

Clément Berder, supporter breton à Rio

à francetv info

Si jamais il se faisait confisquer son "Gwenn ha du", Clément a de toute façon une parade toute prête. Le Breton a aussi pris un drapeau français dans ses valises. Au cas où.

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