Humour, effervescence, galère des logements... Les supporters français racontent leurs JO de Pyeongchang

Si les supporters sud-coréens se font surtout remarquer par leur absence aux JO de Pyeongchang, les Français, eux, tentent de rivaliser avec les Américains et les Allemands. Avec leurs déguisements, certains sont devenus de vraies stars locales.

Des supporters français, mercredi 21 février, sur le site du ski de fond lors des JO d\'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Ce jour-là, le relais français a décroché le bronze.
Des supporters français, mercredi 21 février, sur le site du ski de fond lors des JO d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Ce jour-là, le relais français a décroché le bronze. (FANNY LECHEVESTRIER / FRANCEINFO)

Bobsleigh, curling, hockey sur glace, patinage, ski alpin... À quatre jours de la fin des Jeux olympiques d'hiver, les compétitions s'enchaînent, mercredi 21 février, dans la station de Pyeongchang, en Corée du Sud, malgré le peu d'engouement des Sud-Coréens pour ces JO.

Côté tribunes, certaines épreuves comme le biathlon, le combiné nordique ou même le ski alpin, ne font pas le plein. Pourtant, les supporters étrangers, eux, sont bien présents. Et ils tentent de mettre de l'ambiance.

JO d'hiver 2018 : en tribune les Français donnent de la voix et attirent les regards (un reportage de Fanny Lechevestrier)
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Au petit jeu des encouragements, il y a d'abord les supporters américains. Imbattables pour faire du bruit et souvent parés de costumes aux couleurs du "stars and stripes", le drapeau américain, ils sont incontournables sur les épreuves de freestyle. Les États-Unis ont envoyé 242 athlètes à ces Jeux, un record. 

Mais, si vous entendez des crécelles, ce petit moulinet formé d'une planchette qui tourne bruyamment autour d'un axe, c'est que vous êtes en présence de supporters allemands. On les trouve surtout sur les sites de biathlon et de ski de fond, brandissant leurs drapeaux noir, rouge et jaune. 

"C'est à vivre une fois dans sa vie"

Et puis, dans les tribunes, il y a aussi ces petites grappes bleu-blanc-rouge, hurlant "Allez les Bleus !" ou entonnant La Marseillaise. Les supporters français donnent de la voix pour encourager les tricolores. Alexandre a fait le voyage depuis Paris et il est aux anges : "En tant que public, c'est vraiment différent de ce qu'on voit à la télévision, assure cet étudiant. Tout le monde est solidaire. C'est à vivre une fois dans sa vie !" 

Il y a une vraie effervescence, un vrai souffle olympiqueAlexandre, étudiant parisienà franceinfo

Des supporters américains se rendent dans la station de Pyeongchang, en Corée du Sud, depuis la gare de Jinbu, pour suivre les Jeux d\'hiver 2018.
Des supporters américains se rendent dans la station de Pyeongchang, en Corée du Sud, depuis la gare de Jinbu, pour suivre les Jeux d'hiver 2018. (FANNY LECHEVESTRIER / FRANCEINFO)

Alexandre a déboursé près de 3 000 euros pour venir à Pyeongchang. Pour tous, la principale dépense est le logement. Alors, pour limiter les frais, chacun y va de sa combine : "Pour l'hébergement, on s'arrange dans des 'hostels' [auberges de jeunesse] en dortoirs", indique un Français qui dort dans la ville côtière de Gangneung, vers l'est. Certains font des kilomètres de route chaque jour en minubus pour assister aux épreuves, comme ce groupe de 11 personnes venues du Doubs pour suivre le biathlon. "On loge à Sokcho, c'est un petit peu au nord en remontant vers la Corée du Nord, à 60-70 km", raconte Florent, l'un d'eux.

Obélix, Astérix... et le coq bien sûr !

Certains supporters français sont devenus des célébrités locales en animant les tribunes. Avec son déguisement, Paul, alias Obélix, est la nouvelle coqueluche des Coréens. Accompagné de ses comparses Astérix et le coq français, ils font un tabac. Toute la journée, ils font des poses photos pour les Sud-Coréens : "On n'arrive pas à faire 10 minutes sans se faire arrêter", confirme Paul. "On leur donne des pin's et on essaye de passer pour des gens très sympas pour qu'ils gardent une bonne image de la France", lance l'un de ses camarades de tribune, qui confie que les Sud-Coréens "sont très gentils".