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Dopage : le Comité international olympique n'exclut pas la Russie des Jeux de Rio

Le Comité international olympique n'impose pas d'interdiction générale à la délégation russe aux JO de Rio. Mais les sportifs devront néanmoins formuler une demande à la fédération internationale de leur discipline.

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France Télévisions
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Le président du Comité international olympique (CIO) lors d'une conférence de presse à Lausanne (Suisse), le 21 juin 2016. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Pas de punition collective. Malgré les soupçons de dopage, le Comité international olympique n'impose pas d'interdiction générale à la délégation russe, indique un communiqué (en anglais), publié dimanche 24 juillet. Les sportifs russes devront néanmoins respecter certains critères et adresser une demande à la fédération internationale de leur discipline, qui tranchera en dernier ressort. La Fédération internationale d'athlétisme a déjà décidé d'exclure les athlètes russes, le 17 juin dernier.

La participation de tout sportif russe sera en outre soumise à de rigoureux tests antidopage. La commission exécutive du CIO a également demandé aux fédérations internationales d'observer des règles très strictes pour la sélection, en interdisant la présence de tout athlète contrôlé positif une fois dans sa carrière. "Les athlètes russes de chacun des 28 sports olympiques d'été doivent assumer les conséquences de ce qui équivaut à une responsabilité collective, a déclaré le CIO. La présomption d'innocence ne peut donc leur être appliquée dans ce cas".

Des tests antidopage pour tous les sportifs russes aux JO

La Russe Yuliya Stepanova, lanceuse d'alerte à l'origine des premières révélations sur le système de dopage étatisée en Russie, a été interdite de participation, en raison d'un contrôle positif en 2013. Elle avait pourtant été admise à s'aligner sur 800m par la Fédération internationale d'athlétisme, au regard de ses dénonciations.

L'Agence mondiale antidopage avait demandé la suspension de la Russie des Jeux de Rio, après la publication d'un rapport indépendant, le rapport McLaren, qui dénonçait le dopage répandu des athlètes russes aux Jeux d'hiver de Sotchi en 2014. La décision prise par le CIO est "objective, adoptée dans l'intérêt du monde sportif et pour l'unité de la famille olympique", a réagi le ministre des Sports russe, Vitali Moutko, se disant "reconnaissant" et "absolument convaincu que la majorité de l'équipe nationale russe remplira les critères" exigés par le CIO.

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