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Cléopatre Darleux (Brest Bretagne handball): "Impossible de jouer avec un masque !"

La gardienne internationale du Brest Bretagne handball nous fait part des difficultés rencontrées par son club depuis la reprise de l’entraînement il y a dix jours et espère que la prochaine saison pourra se dérouler sans encombre. Et sans masque !
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 3 min.
 (NICOLAS CR?ACH / MAXPPP)

Vous avez repris l’entraînement collectif lundi avec votre club. Heureuse ?
Cléopatre Darleux :
"Oui, ça fait du bien de revoir tout le monde et de pouvoir à nouveau se dépenser physiquement à travers le handball. On retrouve petit à petit une vie normale et c’est tant mieux. Surtout que, pour moi, c’était vraiment particulier. Avant le Covid-19, je sortais tout juste d’une grosse préparation individuelle après ma pause-maternité (elle est maman d’une petite Olympe, huit mois). Je venais à peine de reprendre la compétition et il a fallu recommencer une préparation individuelle durant le confinement...À la fin, j’avais vraiment l’impression d’être seule au monde! J’en avais vraiment marre de m’entraîner en solo à la maison." 

Comment s’est passée cette reprise ?
C. D. :
"Un peu mouvementée et en ordre dispersé. Il y a eu un cas Covid-19 détecté au sein de l’effectif pendant la semaine de tests médicaux et du coup, six filles ont été placées en quatorzaine. Donc pour l’instant, on ne s’est pas encore entraîné avec l’équipe au complet...Normalement, tout devrait rentrer dans l’ordre la semaine prochaine, en espérant qu’il n’y ait pas d’autres cas d’ici là..."

"J’ESPÈRE QUE LA SAISON NE SERA PAS TROP ENTRECOUPÉE..."

Ça risque d’être problématique si ça se reproduit pendant la saison...
C. D. : "Oui, pour l’instant, le championnat n’a pas repris donc ce n’est pas très grave mais si après le 9 septembre (date de reprise de la ligue féminine), on se retrouve avec des équipes ou des moitiés d’équipes placées en quatorzaine parce qu’il y aura eu de nouveaux cas une fois la saison lancée, je ne sais pas trop comment on va faire...Reporter encore des matches? Devoir déclarer forfait ou écoper de pénalités pour certaines rencontres? Ça risque d’être très vite compliqué. J’espère que la saison ne sera pas trop entrecoupée quand même et qu’elle pourra se dérouler à peu près normalement..."

Le port du masque devrait devenir obligatoire dans les lieux clos à partir du 1er août. Vous pensez que les sportifs et sportives en salle seront exemptés ?
C. D. : "Je l’espère! Ça me semble impossible de jouer avec un masque! Déjà, discuter avec quelqu’un en portant un masque, j’ai du mal, même si je comprends la nécessité sanitaire. Le seul avantage, c’est qu’on peut faire la gueule pendant les interviews! Ça ne se verra pas trop! (Rires)"

Qu’avez-vous pensé de l’annulation du «Final 8 » de la Ligue des champions pour lequel Brest était en lice ?
C. D. : "J’ai un sentiment un peu mitigé par rapport à ça. Forcément je suis déçue parce que c’était la première fois que le club se qualifiait pour les quarts de finale avec une vrai chance d’accéder au dernier carré. D’un autre côté, j’aurais trouvé ça vraiment bizarre de disputer ce « Final 8 » avec une équipe différente de celle qui nous avait permis de nous qualifier... Ça n’aurait pas eu la même saveur. Finalement, je trouve ça pas plus mal. On remet les compteurs à zéro et on repart sur une nouvelle saison."

"BREST EST UN CLUB SOLIDE"

Brest réalisait pourtant une saison exceptionnelle sur tous les tableaux et semblait même en mesure de disputer à Metz le titre de champion de France (finalement non attribué, NDLR). Pas trop de regrets à ce niveau-là ?
C. D. : "Si, bien sûr. Il y avait des titres à aller chercher, entre le championnat et la coupe. Et on a l’impression que l’écart avec Metz se resserre de plus en plus. On espère que la saison prochaine sera la bonne !" 

Vous craignez les effets de la crise sur le sport collectif féminin dans les prochains mois ?
C. D. : "À vrai dire, à Brest, on se sent prémuni contre ça. C’est une ville où le handball féminin est vraiment devenu important au fil des ans. Il y a un public fidèle, les présidents ont su mobiliser un grand nombre de partenaires (environ 450, NDLR). On ressent beaucoup de solidarité autour du BBH, qui a même créé une cellule de soutien pour ses fidèles sponsors. La question se pose sans doute pour les clubs un peu moins solides financièrement et où les partenaires sont moins nombreux."

L’Euro féminin (prévu du 3 au 20 décembre 2020) et les JO en 2021, vous pensez que ces événements auront bien lieu ?
C. D. : "Je suis d’une nature optimiste donc je l’espère! Mais c’est devenu difficile de se projeter aussi loin depuis cette crise. On profite beaucoup plus du moment présent "

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