France-Monténégro : enjeux comptables, joueuse à suivre, solidité défensive... Ce qu'il faut savoir sur le match des Bleues au Mondial de handball

Les Bleues affrontent le Monténégro pour leur troisième match dans le tournoi mondial, mardi en Catalagone.

Article rédigé par
Bertrand Bielle - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 3 min.
Pauletta Foppa avec l'équipe de France de handball face à l'Angola le 3 décembre 2021 à Granollers (Espagne). (PAU BARRENA / AFP)

Championne olympique à Tokyo, l'équipe de France féminine de handball réussit un sans-faute, pour le moment, dans les championnats du monde 2021 à Granollers, en Catalogne. Après les succès sur l'Angola (30-20) puis sur la Slovénie (29-18), les Battantes défient le Monténégro, mardi 7 décembre à 20h30. Entre les enjeux comptables, la solidité défensive tricolore et l'arme fatale Pauletta Foppa, voici tout ce qu'il faut savoir sur ce match.

Les Bleues déjà qualifiées pour le prochain tour

Grâce à leurs succès face à l'Angola (30-20) et la Slovénie (29-18), les Bleues sont d'ores et déjà qualifiées pour le tour principal, composé de quatre groupes de six équipes. Elles y affronteront les trois première équipes issues du groupe B, pour l'instant mené par la Serbie et la Russie, finaliste olympique malheureuse. Les sélections qui termineront aux deux premières places de chaque groupe disputeront la phase finale.

Mais avant cela, les Bleues ont l'occasion d'assurer la première place de leur groupe et d'engranger le maximum de confiance mardi 7 décembre, face au Monténégro, une formation qui s'est inclinée lors de son entrée en lice contre la Slovénie (28-18).

Le Monténégro, adversaire redoutable en forme de mauvais souvenir

Lors du dernier affrontement entre les deux nations, la France s'est imposée de justesse contre le Monténégro (32-31), juste avant les Jeux olympiques de Tokyo en juillet dernier (où les Monténégrines ont fini en 6e position). Une courte victoire pour rappeler que cet adversaire est redoutable. Dans le passé, difficile d'oublier la défaite frustrante (23-22) en quart de finale des JO de Londres en 2012, alors que les Bleues s'étaient déjà inclinées face à la même équipe lors du tournoi de qualification. Deux des cinq défaites des Bleues contre cette équipe en 17 affrontements.

Les Monténégrines, médaillées d'argent à Londres en 2012, allaient ensuite remporter le championnat d'Europe au mois de décembre. Mais, c'était avant que la France ne devienne championne du monde 2017, championne d'Europe en 20018 et vice-championne en 2020, sans oublier le sacre olympique l'été dernier à Tokyo.

Pauletta Foppa, l'atout numéro 1 côté tricolore

Les Bleues comptent dans leurs rangs un atout. À seulement 20 ans, Pauletta Foppa affole les compteurs sous le maillot tricolore, avec déjà 105 buts à son actif en 47 sélections. "Un pivot exceptionnel" s'est réjoui son entraîneur Olivier Krumbholz, qui a apprévié qu'elle ait été "excellente en défense" lors du premier match face à l'Angola, en plus de ses qualités offensives et malgré son petit gabarit (1,77 m pour 73 kg). "Elle a des mains en or"a souligné quant à elle sa coéquipière Béatrice Edwige. Elle a notamment permis aux Bleues de rentrer aux vestiaires à la mi-temps du match contre la Slovénie avec cinq buts d'avance. Ses prestations sont également dans la lignée de ce qu'elle propose en club, avec Brest.

Mais attention, la Brestoise doit prendre en compte ce nouveau statut : "Les gardiennes commencent à la regarder d'un peu plus près et elle peut avoir un tir un peu stéréotypé"prévient la portière tricolore et sa coéquipière en club, Cléopatre Darleux.

Une solidité défensive encourageante

Avec 38 buts encaissés en deux rencontres (et donc une moyenne de 19 buts encaissés par match), les Bleues possèdent actuellement la sixième meilleure défense du tournoi parmi les 32 équipes engagées. Une solidité défensive affichée par les Battantes qui s'inscrit dans la lignée de leurs récentes performances. La gardienne Laura Glauser a brillé dimanche contre la Slovénie avec 47% d'arrêts (46% de moyenne depuis le début de la compétition), tandis que sa concurrente au poste Cléopâtre Darleux affiche 33% d'arrêts en moyenne.

"On a fait un super boulot défensivement" a constaté Olivier Krumbholz, après la victoire contre la Slovénie.

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