France-Norvège : la fin du complexe pour les Bleues ?

La Norvège, que la France retrouve en finale du Mondial de handball dimanche, a souvent été la Némésis des Tricolores. 

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France Télévisions
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Nora Mork, la star de l'équipe de Norvège, ici face à Puerto Rico, le 9 décembre 2021 lors des championnats du monde en Espagne.  (DAVID ALIAGA / NURPHOTO)

"Il y a un moment, les Norvégiennes, il va falloir arrêter de les respecter !" Cette phrase, signée Alexandra Lacrabère, date de décembre 2017, juste avant la finale du championnat du monde en Allemagne. Elle résumait parfaitement l'état d'esprit des Bleues, il y a quatre ans, face à un adversaire qui les avait si souvent malmenées par le passé. Rien qu'aux championnats du monde, les Vikings avaient déjà terrassé les Françaises lors des finales de 1999 et 2011. Sans oublier une autre victoire scandinave, un peu plus tard, en demi-finale de l'Euro 2016 en Suède (20-16). Mais, il y a cinq ans, les mots de Lacrabère avaient trouvé enfin un écho. 

Les Bleues avaient fini de courber l'échine et s'étaient enfin rebellées contre leur bête noire, s'imposant de deux buts pour remporter le titre (23-21). Si elles ont rechuté l'an passé sur la dernière marche de l'Euro face à ces mêmes Norvégiennes (22-20), au moins les joueuses d'Olivier Krumbholz ne semblent plus nourrir ce complexe d'infériorité face à l'ogre du nord. Mais, entre championnes olympiques et championnes d'Europe, ce ne sera forcément pas une partie de plaisir. 

"On les connait très bien. C'est une équipe où il n'y a pas de remaniement, prévient Olivier Krumbholz, le sélectionneur des Bleues. Ça va être un match très excitant, avec une opposition de style. C'est une équipe très difficile à battre."

La Norvège possède en effet ce jeu rapide qui est le plus à même de déstabiliser la défense tricolore. Mork est toujours l'une des meilleures joueuses du monde, Oftedal est un poison constant et derrière, Lund, si elle n'est pas du niveau des Danoises Reinhardt ou Toft, demeure une référence au poste de gardienne. Bref, tout devrait se jouer sur quelques détails. Et sur le mental. 

"Ce sera du 50-50", pronostique Valérie Nicolas

"Depuis les JO 2016, on a l'expérience de ces matchs par KO, on n'en a perdu que deux", faisait remarquer Olivier Krumbholz juste avant la demi-finale face au Danemark. L'épilogue de la rencontre lui a donné raison mais ces deux défaites ont été subies face à... la Norvège. "Celle qui me dit qu'on a une médaille et que ça suffit, je lui tire l'oreille", glissait malicieusement la demi-centre Grâce Zaadi. 

"Ce sera du 50-50" pronostique quant à elle Valérie Nicolas. L'ancienne gardienne des Bleues, consultante pour France Télévisions aux JO, estime que les Norvégiennes restent extrêmement solides. "Si la France avait rencontré l'Espagne en finale, elle aurait été favorite. Là on ne peut pas dire ça". L'histoire l'a en effet prouvé. 

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