Ces sportifs ukrainiens qui prennent les armes pour défendre leur patrie contre l'armée russe

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, plusieurs athlètes ukrainiens ont annoncé s'engager dans le conflit armé.

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France Télévisions
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Vasyl Lomachenko, champion du monde poids plumes WBO, lors d'un combat, le 5 août 2017 à Los Angeles, en Californie. (SEAN M. HAFFEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Loin des terrains ou des rings, ils ont décidé de passer à l'action. Depuis le déclenchement de l'offensive militaire russe, jeudi 24 février, l'Ukraine résiste comme elle peut. Alors que les forces russes tentent de gagner du terrain, de nombreux athlètes ont annoncé rejoindre les forces armées ukrainiennes afin de défendre leur pays. En tête d'affiche, les deux légendes de la boxe, Vitali Klitschko, actuel maire de Kiev, et son frère Wladimir.

S'engager dans la "résistance"

Les deux hommes ont ainsi été les premiers à déclarer s'engager dans les combats. Dans leur sillage, Vasyl Lomachenko, champion du monde poids plumes WBO, super-plumes WBO, poids légers WBA, WBO et WBC, a lui aussi annoncé rejoindre l'armée. Il a publié une photo, dimanche, sur son compte Facebook, le montrant vêtu d'un uniforme militaire, arme en bandoulière, annonçant ainsi son engagement dans le bataillon de Bilhorod-Dnistrovskyï, près d'Odessa.

L'ex-tennisman professionnel ukrainien Sergiy Stakhovsky a également annoncé, samedi sur Sky sports, son intention de prendre les armes. L'ancien 31e joueur mondial, retraité des courts depuis le début de la saison, a expliqué, ému dans une vidéo, s'être inscrit en tant que réserviste afin de rejoindre "la résistance territoriale""Je n'ai pas d'expérience militaire. J'ai de l'expérience avec les armes, à titre privé. Je ne vois pas pourquoi la majorité de mes compatriotes doivent risquer leur vie pour envoyer leurs proches loin de tout cela pendant que je reste assis ici."

Le boxeur champion du monde poids lourds Oleksandr Usyk, a lui aussi confirmé en fin de semaine dernière son retour au pays pour prendre les armes, alors qu'il était au Royaume-Uni quelques jours plus tôt. L'Ukrainien a appelé à "arrêter la guerre au plus vite". "Vous ne combattez pas notre état ou notre armée, mais notre peuple. C'est notre terre", a-t-il dénoncé dans une vidéo sur son compte Instagram, à l'attention de l'armée russe. Le compte Instagram du club de boxe de Kharkiv a publié une photo montrant Oleksandr Usyk, arme à la main. "Oleksandr Usyk a rejoint la défense territoriale de la capitale et de la région de Kiev", précise la légende.

"Je ne peux pas ne rien faire"

L'ancien coureur cycliste ukrainien Yaroslav Popovych, aujourd'hui directeur sportif de la formation Trek-Segafredo, affirme lui aussi vouloir agir pour son pays. "Depuis deux jours, je ne pense qu'à partir et à prendre les armes. J'avais beaucoup hésité en 2014 [lors de l'annexion de la Crimée par la Russie], quand j'étais encore coureur. (...) Je ne peux pas ne rien faire. Oui, j'ai peur, bien sûr, mais en 2014, des gens étaient sous les bombes tous les jours, même si beaucoup moins de monde en parlait, et je n'y suis pas allé. Aujourd'hui, je ne veux plus me cacher", a-t-il confié à L'Equipe le 26 février. 

Lui aussi ancienne gloire du cyclisme, Andreï Tchmil a indiqué à son ex-rival néerlandais, Johan Museeuw, qu'il allait "[se] battre pour défendre" sa femme et son fils. "Johan, je vais te faire trois bisous, car je ne sais pas si je serai encore là demain", a avoué Tchmil à Museeuw, lequel a partagé la conversation sur Facebook.

De son côté, Dmytro Pidruchnyi, champion du monde de poursuite de biathlon en 2019, ne décrit pas clairement qu'il va prendre les armes, tout en le laissant entendre. "Mon équipe et moi restons en Ukraine pour protéger nos maisons et nos familles des forces armées russes", a-t-il écrit sur Instagram samedi.

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Une publication partagée par Dmytro Pidruchnyi (@dmytro.pidruchnyi)

Le biathlète lance également un appel : "Ne me dites pas que le sport n'a pas de lien avec les politiques. C'est lié, lorsque des soldats et des civils de ma patrie meurent pendant que vous lisez ces mots. Je vous supplie de ne pas rester à l'écart !"

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