PSG-Real Madrid en 8e de finale retour de Coupe de l'UEFA en 1993... Michel Denisot et Antoine Kombouaré se souviennent

Michel Denisot et Antoine Kombouaré sont revenus mardi sur franceinfo sur le match historique de 1993 qui avait permis au PSG de l'emporter face au Real Madrid, alors que les deux clubs s'affrontent 25 ans après pour une place en quart de finale de la Ligue des champions de football.

Antoine Kombouaré, entraîneur de Guingamp et Michel Denisot, ancien président du PSG.
Antoine Kombouaré, entraîneur de Guingamp et Michel Denisot, ancien président du PSG. (DAMIEN MEYER AFP / RADIO FRANCE)

Il y a 25 ans le PSG avait réussi l'exploit de battre le Real Madrid. Les footballeurs parisiens avaient gagné 4-1 contre le Real en quart de finale de la Coupe de l'UEFA à la surprise générale, après une défaite 3-1 au match aller. Un moment que les supporters parisiens rêvent de revivre mardi 6 mars en 8e de finale retour de la Ligue des champions de football puisque le PSG a perdu 3-1 au match aller contre les Madrilènes. Michel Denisot, président du PSG en 1993, et Antoine Kombouaré, héros du match à l'époque avec son coup de tête légendaire, sont revenus mardi sur franceinfo sur ce moment historique.

franceinfo: Quel souvenir avez-vous de ce moment, de cette tête à la 96e minute ?

Antoine Kombouaré : Ce sont des moments que j'ai du mal à décrire, c'est indescriptible, on plane, on flotte, on se sent léger et il y a un moment où ça s'arrête. Il y a une sorte de coupure de courant et vous ne vous appartenez plus.

Michel Denisot, vous l'avez vu se placer au moment du coup-franc ?

Michel Denisot : Je l'ai vu jaillir. Après, je suis comme Antoine, je n'aime pas trop revenir en arrière mais j'ai revu une ou deux fois des extraits de ce but et Michel Platini au commentaire qui annonce le but à l'avance alors qu'il ne le fait jamais. C'est une prise de risque pour un grand spécialiste, et il l'annonce à l'avance comme s'il était dans l'air et comme si ce jour-là l'équipe était irrésistible...

Antoine Kombouaré : Oui et après au-delà du but ce sont les émotions qui restent et les images, les scènes de joie, les scènes de liesse et puis toi et moi. Aujourd'hui j'interviens [sur franceinfo] parce que c'est toi en face, et ça me rappelle des souvenirs. Et surtout je peux le dire maintenant - je ne l'ai jamais dit à Michel. Mais Michel y est pour beaucoup aussi dans la rage de vaincre et le fait de marquer ce but, parce que je ne vivais pas des moments faciles à cette époque-là. On parle aujourd'hui de Neymar qui n'est pas là. Moi en l'occurrence à l'époque c'est Alain Roche qui devait jouer, moi je ne jouais pas et Michel m'a tenu. Il a fait [en sorte] que je reste concentré sur mon match et que j'ai envie de continuer à travailler fort, et j'ai été récompensé. Il y a des images de liesse où Michel m'enlace et il me dit "Antoine ne t'inquiète pas on est là pour toi" et c'est des moments forts. Michel il était là.